Revenir, pour repartir.

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Message par Goï Ran le Mar 2 Mai - 23:47

Goï : - [...] et vous comprendrez pourquoi je dois aller dans ce camp. Avec vos Bronto' on en aura pour deux heures alors traînons pas. 
Vieux Nautolan : - Hum...

Deux Nautolan d'une cinquantaine d'année étaient assit sur le siège d'une charrette remplit de pièces de vaisseaux attelé à deux Brontonos musclés au possible. Ils se regardaient avec étonnement car ils n'arrivaient pas à réaliser qu'un Nautolan était dans cet armure faisant étrangement penser à une I.A rebotisée de combat. Dans le doute l'un d'eux descendit avec une clé et s'approcha doucement de Goï comme un chasseur avant de capturer son gibier. 

Quoi ? Mais qu'est-ce que...? Oh, je vois.

Goï appuya sur un bouton du côté de son casque qui s'ouvrit aussitôt, faisant faire un bond de surprise au vieillard qui trébucha vers l'arrière, les fesses tombant sur le sable chaud du désert. Sur le visage de Goï on pouvait clairement comprendre qu'il en avait plus qu'assez de cette comédie. C'est avec un de ses revolvers pointé sur eux qu'il s'approcha à son tour.

Goï : - Sahaal, Camp, Brontonos, vite.

Durant ces deux heures, Goï a du reprendre l'habitude d'encaisser ce fameux soleil lourd, de ce vent qui envoie le sable dans les yeux, de la sécheresse ambiante faisant gercer les lèvres. Il ne put s'empêcher de regarder les yeux vers le ciel, vers l'espace, vers l'univers. Son regard était remplit de souvenirs, sa position, allongé dans l'arrière de la charrette avait des allures de poète essayant de trouver l'inspiration; les jambes croisées et les bras derrière la tête. Il souriait en coin.

Lyo, Jee, Tana, Taé, Myo, Kina, Ona, Edi, Rey, Zafer, Orgo, Jody, Brim...Valil. Je ne vous oublie pas.

La charrette s'arrêta devant un camp. Les remparts étaient en taules, tellement brûlantes que les toucher serai de commettre une énorme bêtise. Des gardes armés de fusils rouillés tournaient autour de l'entrée qui se présentait sous la forme d'un énorme portail où il y manquait quelques barreaux. Les deux chauffeurs qui conduisaient les Brontonos tendit leurs mains vers notre Nautolan, demandant ainsi silencieusement un pourboire. Goï, gêné, commença à rire de nervosité en se grattant l'arrière des tentacules.

Goï : - Hum, vous acceptez les tcheck ?
Nautolan : - Pardon ?

Goï leurs tape la main d'un geste rapide et sauta de la charrette en prenant son paquetage avec lui et partit en direction de l'entrée du camp. Les Deux vieillards commençaient à hurler avec un patois Nautolan incompréhensible, puis reprirent leurs route. Le Nautolan s'approchait de manière décontracté vers l'entrée, l'air de rien. Les gardes le repéra aussitôt et braqua leurs armes vers lui.

Garde : - Halte ! Qui va là ?!
Goï : - Serieusement Baikuhan c'est ce que tu dis au visiteurs ? Tu t'es cru dans un film ou quoi ?
Baikuhan : - Goï ?! Fumier où étais-tu ?
Goï : - A l'armée de l'OU.
Baikuhan : - Et maintenant ?
Goï : - Je prend ma retraite. D'ailleurs évite de dire que tu m'as croisé, hein. Ouvre ce putain de portail, ma niche me manque.

Le Garde ouvrit le portail à l'aide d'un levier accroché miraculeusement à un poteau où se trouve un mécanisme de poulie à chaîne, complètement rouillé. Baikuhan fit une révérence grotesque et complètement surjoué, un grand sourire jusqu'au tentacules, tandis que les chaînes grinçaient et luttaient de lever le portail une énième fois.

Baikuhan : - Bienvenu chez toi, Goï Ran.
Goï : - Pff.

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Re: Revenir, pour repartir.

Message par Goï Ran le Ven 5 Mai - 19:56

Rien à changé depuis que je suis parti. La première chose qui vous frappe au sens propre (sale plutôt) du terme c'est l'odeur; mélange de bouse de drémaïde à celle de l'urine de brontonos en passant par les sueurs qui émanent des habitants, varié de tout espèce confondu de l'OU, à part des peaux roses comme Jody et Neuf. Les humains doivent pas aimer Glee Anselm vraisemblablement. Sans oublier aussi les odeurs de viandes avariés et de légumes qui pourrit sur des stands que personne fréquente, ajouté à ça les odeurs d'alcools qui sort des fenêtres des bars et des maisons toute faite en taules ou habitacles de vaisseaux récupérés. Ce camp s'appelle Bihn-ethum, qui signifie "ville rongée", inutile d'expliquer pourquoi. N'empêche, ça fais du bien de rentrer à la maison, c'est dingue de voir des endroits que l'on peut s'attacher juste parce que c'est là que se trouve nos repères, nos racines, notre bulle.

Alors que Goï marchait sur la route principale en regardant de chaque côté, comme pour regarder que tout est bien à sa place, une Nautolan anorexique lui plonge dans ses bras et sert l'étreinte du plus fort qu'elle peut. Ses jambes vacillaient, à se dire qu'elle pouvait s'effondrer à tout moment, une odeur d'alcool, de transpiration mélangé à du linge sale dégoûta littéralement notre Nautolan qui lui gardait ses bras le long de son corps, en écartant le plus possible son visage de celui de sa groupie et de son haleine fétide.

[...] : - Notre prince nous revient dans notre royaume ! Tu m'as tellement manqué !
Goï : - Trishaï ... Puisque j'te dis qu'il n'y aura jamais rien entre nous...Tu es une prostituée depuis que j'ai 16 ans !
Trishaï : - Ne mélange pas mes affaires avec l'amour !
Goï : - Tu tremble... Encore de la drogue ?
Trishaï, culpabilisant et les yeux vers le sol  : - Des Abyssales ont vendu plusieurs kilos de slyce dans tout Sahaal, mais c'est pas dangereux hein !
Goï, en la repoussant assez fort : - Tu parles !
[...] : - Tiens ! Tiens !

Je connais cette voix roque entre mille.

La voix provenait d'un gros cockpit de vaisseaux aménagé en salon de tatouage, seul un rideau fermait l'entrée. Goï y pénétra et constate qu'un immense Tharnéen était allongé sur un siège, une Nautolan entièrement tatouée, aux formes généreuses, habillée de haillons, était en califourchon sur lui entrain de tatouer sur son torse musclé. L'homme de Kronos étant déjà tatoué intégralement jusqu'au visage. La tatoueuse surprise de voir Goï interrompit son activité un bref instant.

[...] : - Heureuse de te revoir, et en vie.
Goï : - Pareil, Liah. Tiens, tiens... Krathy chérie. Alors c'est quoi cette fois comme tatouage, ta nouvelle copine?
Krath : - Tu empeste Jekalia a des kilomètres.
Goï en reniflant ses aisselles : - Bizarre, j'étais persuadé que j'sentais le Ferr.
Krath : - Et cet armure? Elle sert à quoi? Briller de mille feux?
Goï se caressant les tentacules : - Ca fais ressortir mes yeux !

Krath mit une tape sur le fessier de Liah, l'interrompant de rire aux dernière blagues du Nautolan et se leva aussitôt pour ranger son matériel. La montagne de muscle Tharnéenne se leva à son tour pour se mettre à trente centimètre de Goï, les yeux dans les yeux, mais le dépassant de plusieurs têtes.

Krath : - Tout le monde te connais ici Goï, quand tu pars seul, c'est toujours pour une bonne raison. T'as eu ce que tu voulais?
Goï : - Non mon gros, c'est pour ça que je repars.
Krath : - Pourquoi revenir ?
Goï : - Récupérer des affaires, me reposer, et mine de rien ce trou à Gorluc m'avait manqué.
Krath : - Passe à la Tentaverne ce soir, tu me raconteras plus en détails.
Goï : - On verra Gros Tas, on verra.

Les deux individus se regardèrent avec sympathie pendant quelques secondes, puis font instinctivement une accolade d'épaule à épaule pour se dire au revoir. Le Nautolan reprit ensuite sa route.

Même si les rues sont bondées de monde, soit des dépravés, des vendeurs, ou des acheteurs, reconnaître le chemin de la maison est tout ce qui a plus de facile, mon corps bouge automatiquement dans la bonne direction. La seule chose qui ne m'a pas manqué, c'est bien de faire attention à mon paquetage qu'il ne finisse pas vide et que son contenu soit vendu en moins de 10 minutes. Les gens ne sont pas forcément heureux, mais ils ne sont pas triste pour autant, ils sont chez eux, et ça leurs suffit.

Goï après avoir prit un tournant s'arrêta devant un hangar, assemblé par des morceaux de taules de différentes couleurs. La porte était également en métal, une serrure indiquait qu'il fallait une clé pour l'ouvrir. Le Hangar était plutôt grand, propre et bien entretenus. Goï lâcha son paquetage devant l'entrée, le sourire au lèvres et les mains sur la taille.

Goï : - On y est.

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