Soixante minutes

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Soixante minutes

Message par Jody Renfield le Lun 10 Oct - 21:44

Les lumières artificielles de la ville basse étaient de plus en plus faibles, il nous restait peut être 10h à tenir et le cycle de nuit faisait redescendre notre adrénaline. Toujours affublé de nos tenus de gardes nous avancions sans vraiment savoir que faire. Ici tout était tellement plus misérable que dans la ville haute, la crasse, la pauvreté, l’odeur âcre, rien n’était accueillant. En fait la ville basse n’est que le reflet de tout ce que Bélioth ne voulait pas montrer à la face du monde.

Orgoloth : - On devrait trouver un endroit où rester pendant… enfin vous savez.

Personne n’eut rien à redire. Les quatre compagnons accompagnés de Kayle n'avaient mis que quelques minutes pour trouver un endroit où loger. L’hôtel qui s’offrait devant eux semblait tenir grâce à une action divine, la façade était terne, rongée par le temps et l’enseigne illisible flotter au-dessus de la double porte. Ils s’engouffraient successivement à travers l’entrée.

C’était mieux que de déambuler dans la rue, mieux que de devoir se cacher dans les égouts mais putin qu’est-ce que c’était hostile. Le hall d’accueil était sombre, étouffant. A droite de l’entrée trônait un escalier masif qui semblait mener aux étages, en face je distinguais difficilement un comptoir dans la pénombre.

… : - Deux chambres.

D’irrigeant de l’hôtel : - Vous payez maintenant et elles sont à vous pour un cycle.

Trop occupée à observer le hall cet échange me parut lointain, seul le coup d’épaule de Goï me remit les idées en place, il était temps de monter. Les escaliers semblaient fragiles, instables, pourtant le plus lourd et mes compagnons monta sans encombre. Les deux chambres étaient face à face, celle de droite serait pour Kayle, Lars, Goï et moi, la seconde pour Orgoloth qui aimait avoir son indépendance. Je me demandais ce qu’il pouvait bien faire le soir, seul, enfin non peut être pas finalement. Notre petite chambre était miteuse, pleine de poussière et surtout manquait cruellement d’aérations, mais elle comptait 2 lits.

Jody : - Je prends les deux premières heures de gardes, vous pouvez dormir.


Dernière édition par Jody Renfield le Mar 11 Oct - 21:16, édité 1 fois
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Re: Soixante minutes

Message par Goï Ran le Lun 10 Oct - 22:40

La porte de la chambre grinçant tellement fort qu'on se demandait si les charnières n'allaient pas céder. Miteux. Évidemment. De toute façon, quand on a dormi dans une carcasse de bovidés tout nu, on peut remercier cette hôtel en décomposition d'avoir investi au moins dans des lits. Mademoiselle Tignasse rouge, Lars et Jody on l'air d'avoir qu'une seule chose en tête, dormir. Ça fais des heures qu'on est en cavale, et attendre l'apocalypse du nom de DI venir abattre son courroux sur Tebryn. Lars fidèle à lui même se trouve un petit coin au sol pour gêner personne. Kayle s'assoit sur le premier lit, le regard mélangeant inquiétude, frustration le tout en direction de son bras de métal. Le mien se dirige finalement sur Jody. Elle qui paraît increvable. Elle se tient devant nous, droite et indestructible, comme si Zafer Naaman la possédait. Elle devrai souffler un coup, je prendrai la...

Jody: - Je prends les deux premières heures de gardes, vous pouvez dormir.

J'ai pas envie de dormir. Toute les conditions sont la pour ne pas le faire. Et mon ancien instinct de fuyard après avoir fais de "grosses bêtises" par le passé qui refais surface. L'impression d'être surveillé systématiquement, les tentacules plus sensible que jamais, les muscles crispés et la nuque engourdie. Désolé chérie mais non tu feras pas la solitaire. Du moins pas la première heure.

Goï se dirige vers un des murs de la pièce, tape au sol à l'aide de la main pour enlever un maximum de poussière puis une fois adosser au mur il dégaine un de ses revolvers. Il éjecte le barillet, compte les douilles, puis après avoir vrillé le barillet il le remboite dans l'arme, répétant ce geste machinalement quelques fois sans même s'en rendre compte.

Goï: - Je t'accompagne pour la première...! Tu n'y vois pas de problèmes je l'espère ?


Dernière édition par Goï Ran le Mar 8 Nov - 12:20, édité 2 fois

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Re: Soixante minutes

Message par Jody Renfield le Mer 12 Oct - 22:00

GoÏ : - Je t'accompagne pour la première...! Tu n'y vois pas de problèmes je l'espère ?

Je voulais être utile, pas me sentir chaperonnée par un autre membre de l’équipe. Je voulais qu’on me laisse un peu de responsabilités, qu’on me fasse au moins croire que je n’étais pas juste médecin mais que de petites taches simples comme les rondes de nuit pouvait m’être confiées. J’ai toujours préférée l’ombre à la lumière, la nuit au jour et il venait de me prendre mes prochaines soixante minutes.

Jody : - Oh non, mais tu sais je peux le faire seul si tu veux dormir. Tu ne risques rien.

Elle c’était approchée de lui, leurs pieds se touchaient presque maintenant. Toujours assit GoÏ scrutait Jody avec un sourire narquois typiquement Nautolan, tête levait pour ne pas manquer un seul de ses petits tique nerveux emblématique des humains. Leur position était grotesque, elle le regardait du haut de ses 1m75 et lui, au sol, petit, semblait amusé.

Goï : - T'en fais pas maman, je n'ai pas sommeil. C'est une vielle habitude de prendre la garde. Certainement un réflexe qui revient. Ne le voit pas comment un manque de respect.

Il prononça la phrase comme si je n’étais pas là, il avait arrêté de sourire et était revenu à ses premiers amours: ses deux calibres 44. Impressionnant vu de si prés. Parler de manque de respect était peut-être un peu fort et je me rendis compte que j’y étais moi aussi allée un peu fort avec lui depuis quelque temps. Remarques sur remarques, morales sur morales. Résolu je me laissais glisser le long du mur pour venir m’asseoir à côté du Nautolan.

Jody : - Tu penses que tu pourrais jeter un coup d’œil au mien ? Je pense qu’il va bien mais je n’y connais rien en fait.


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Re: Soixante minutes

Message par Goï Ran le Mer 12 Oct - 23:15

La dernière fois qu'elle était aussi proche elle me criblé d'agraffes sur l'abdomen. La c'est différent, pas de disputes, pas de piques, ni quoi que ce soit qui peut nous mettre sur la gueule. Étrange de la voir si ... sociable. Moi qui n'ai tellement pas discipliné, elle qui a la parfaite attitude et un comportement irréprochable, dans le Libérateur comme sur le champ de bataille. Même à la pause on dirai qu'elle est en mission. Et c'est de manière si soudaine qu'elle me demande un coup de main ? C'est ... je crois que c'est une main tendu vers moi.

Une expression de surprise s'est affichée sur le visage de Goï durant une seconde. Son regard sur elle a changer, il plisse les yeux et l'a regarde comme si il avait raté un détail, comme pour s'assurer qu'il ne s'agissait pas d'une mauvaise blague. Après un léger rictus il pose ses revolvers au sol puis tend sa main vers elle,  lui demandant silencieusement son arme de poing. Acceptant ainsi sa décision. Jody débloque l'accroche de son étui puis tend l'arme en question vers le concerné.

Jody : - Essais de pas la casser, j'y tiens.
Goï : - Si tu oses me la prêter c'est que tu estime que je suis assez qualifié pour la manipuler.

Goï recule la culasse pour voir si la douille est bien dans la chambre, puis vise droit devant lui comme pour tirer sur un ennemi imaginaire. Avec un sourire narquois il regarde Jody en faisant un clin d'oeil.

Goï : - Je me trompe?

Son silence laisse croire que si j'abuse encore de sa gentillesse une fois de plus, je risque d'entendre chanter son autre flingue dans ma direction. Allez regardons cette arme de près.

Goï : - Bien. Il me fait penser au Glock, modèle 17, génération 4. Arme de service typiquement militaire, chargeur de 15 balles. Canon assez court mais il répond très bien aux exigences du tireur. Tu vois les deux vis qui tiennent le percuteur? Juste la. Tu peux les enlever pour voir si ce n'est pas obstruer. Tu peux également voir si ton chargeur n'a pas une balle déviée à l'intérieur. Ça peut arriver en cas de choc. Bien entendu je peux démonter la culasse et la chambre de combustion pour nettoyer l'intérieur et éviter qu'un corps étranger empêche la course de la balle et faire son travail.

Pour la première fois c'est un regard vide que je vois dans les yeux de Jody. A ce que je vois on lui a juste appris à tirer avec. J'ai du l'assomer  d'informations. Puis par réflexe certainement je pose son arme de service à côté du mien. Puis une révélation ma foi assez drôle m'arriva à l'esprit. Je lui en fais part sans la regarder.

Goï : - C'est drôle, on paie des gens comme toi, pour soigner des gens comme moi, pour tuer des gens comme eux. Nos ennemis.

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Re: Soixante minutes

Message par Jody Renfield le Jeu 13 Oct - 23:07

Il avait mon arme dans les mains et parlait avec passion. Je n’osais pas lui dire que je ne comprenais pas un seul mot de tous ce qu’il disait. Elle était passé dans d’innombrable main d’armuriers pendant mon service, je la laissais une journée et quand je la récupérais elle était comme neuve. Je ne me suis jamais demander ce qu’ils fichaient avec en fait.

Goï: - C'est drôle, on paie des gens comme toi, pour soigner des gens comme moi, pour tuer des gens comme eux. Nos ennemis

Drôle ? Je ne sais pas mais en tous cas cette réflexion me laisse perplexe. Il avait posé ma petite arme de service entre ses deux revolvers, la finesse et la brutalité. Je n’avais jamais réfléchi aux autres protagonistes du triangle vicieux, j’ai choisi mon métier par amour de tous ce qu’il est, par amour pour les autres, par pur vanité aussi, pour toucher du doigt les miracles que nous pouvons accomplir.

Une moue de réflexion apparue sur le visage de la jeune femme, elle ne comprenait décidément pas ou voulait en venir le Nautolan. Essayait-il de les culpabiliser de leur participation mutuelle au massacre ambiant ou était-il juste en train de lui faire part de ca vision des choses ou alors ne faisait-il que plaisanter sur tout ça.

Jody : - Ca n’a rien de drôle, c’est tragique. Que ce soit un allié ou un ennemi la vie est précieuse, je ne compte pas le nombre d’otages gouvernementaux que j’ai sauvés sans arrière-pensées alors qu’ils avaient surement tué des dizaines de soldats de l’OU.

Je ne compris pas de suite son geste, sa main se jeta sur l’un des calibres 44 qui se trouvait à côté de lui. En un quart de seconde je vis un revolver braqué sur ma tempe, yeux dans les yeux le regard noir de Goï me donna des frissons. Il n’avait plus rien d’amical, j’avais trouvée la faille.

Un sourire apparu sur les lèvres de la jeune humaine *Va y, appuis sur la détente. – Pour une fois que nous sommes d’accord !* Cela ne semblais pas perturber le Nautolan qui ne sourcillait pas, un râle sorti de sa bouche, il respirait fort.

Goï : - Je suis d'accord. Toute vie est précieuse, et pourtant nous soutenons les idées de l'OU. Ça veut dire que si je te tue, je suis en tort. Mais si je tue un ennemi c'est honorable. La guerre n'a jamais été une école de courage et de virilité mais nombreux sont ceux qui s'engagent avec le faux espoir d'y apprendre beaucoup. Les soldats ne tuent pas pour la liberté, ils tuent pour le plaisir. Moi on m'a choisi parce que je n'éprouve rien.

Toujours dans une mauvaise posture Jody gardait son expression bien singulière, Goï la fixait, il avait perdu son humanité l’espace d’une minute. Elle s’en réjouissait. Concentré il pressa la détente.
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Re: Soixante minutes

Message par Goï Ran le Dim 16 Oct - 20:49

83. Ouais je crois que c'est ça. C'est le nombre de personne que j'ai supprimé durant ma carrière. Mon revolver voulait le 84, mais j'ai décidé que ce ne sera pas ce soir. Pourquoi ? Parce que pour la premiere fois, je sens que je peux avoir ma place ici. Et pour la première fois, on me parle comme une personne, pas comme une arme. On est dans la bouse jusqu'au tentacules, et pourtant je ne me suis jamais senti aussi bien. J'ai connus de rare personne capable de sourire dans ce genre de situation. Est-ce qu'elle se moque de moi, ou bien sourit-elle a la mort ? Jody m'a agréablement surpris. Elle n'est pas une soldat comme les autres. J'ignore si on l'a entrainer ou si elle juste folle. La folie est une conception tellement compliqué. De manière discrète je glisse le cran de sûreté. Puis je presse la détente.

*clic*

Un léger sursaut, mais le même sourire. Goï reste immobile devant l'humaine comme pour essayer de lire quelque chose en elle. Il baisse doucement son arme, tout en la regardant de la même manière. Goï ne pus s'empêcher d'étouffer un rire nerveux, presque psychédélique. Ses yeux se dirigent finalement vers l'arme du médecin du Libérateur.

Goï : - N'est il pas déprimant, Docteur Renfield, de connaître l'étendue de la solitude? Te sens-tu comprise ? Je voulais voir ta réaction. Et tu ne m'as pas déçu. Pas étonnant de la part d'une personne qui parle et côtoie la mort en permanence.

Goï saisit l'arme de service de sa partenaire, et en glissant le doigt à travers la détente il fait quelque moulinet, comme si c'était qu'un vulgaire jouet. Son poing se ferme autour du canon puis tend l'arme vers Jody.

Goï : - Tu as le pouvoir de sauver des vies, et également de les enlever. Tu as sans doute du faire de très gros choix, et tu continueras d'en faire.
Jody : - Peut être qu'un jour c'est toi qui sera sur ma table. Pries pour que je fasse le même choix que toi.
Goï : - Ce jour là je te sourirai.

L'ambiance resta amicale et étrangement menaçant. Jody récupère très lentement son arme sans quitter du regard Goï qui lui adopta son habituel attitude, amusé, et une expression impossible à prendre au sérieux.

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Re: Soixante minutes

Message par Jody Renfield le Mar 1 Nov - 23:15

Tout avait disparu, la chambre, mes compagnons, tout sauf Goi. Je n’avais pas peur de lui ou du flingue qu’il braquait entre mes deux yeux, non, je n’ai pas peur de la mort. Pourtant un léger sursaut me trahi quand il pressa la détente, j’avais peur de sa trahison. *Tu sais très bien qu’il ne peut pas te tuer, il peut tirer encore tellement de choses de toi – Stop.* Goï baissa son arme si lentement comme si il me passé au crible, tout ça m’avait semblait durer une éternité. Il étouffa un rire comme un enfant fière de sa blague, un enfant avec un calibre 44 chargé dans les mains tout de même.

Goï : - N'est-il pas déprimant, Docteur Renfield, de connaître l'étendue de la solitude?

Si tu savais. *Jamais*

Goï : - Te sens-tu comprise ?

Mieux que jamais. *Pourquoi en aurait on besoins après tout*

Goï : - Je voulais voir ta réaction. Et tu ne m'as pas déçu. Pas étonnant de la part d'une personne qui parle et côtoie la mort en permanence.

L’humaine paru interloquée à cet aveux, il s’amusait donc à tester les autres en jouant à la roulette russe. Coutume étrange mais peut être honorable chez les Nautolans. Il faisait maintenant tourner la petite arme de service entre ses doigts, Jody semblait embêtée par toute cette mise en scène.

Il me rendit mon sourire et mon arme. D’un seul coup tout me revient à l’esprit ; la chambre, l’odeur de poussière, la pénombre, le sommeil agité de Lars, le sol. Je senti la détresse monter dans mes yeux, il ne fallait pas que je me démonte. Goï semblait toujours aussi satisfait de son coup de théâtre.

Goï : - Tu as le pouvoir de sauver des vies, et également de les enlever. Tu as sans doute dû faire de très gros choix, et tu continueras d'en faire.

*Autant que toi il y a 10minutes Goï, agir ou s’abstenir, partir ou rester, tuer ou épargner.*
Je ne sais pas combien de personne il a pu tuer dans sa vie, combien il en a épargnées, si il défendait la veuve et l’orphelin ou ses propre intérêts. Je crois savoir mais je préfère le juger sur le présent et non ce qu’il a fait sur sa planète natale. Si le commandant la recruté et est allé le chercher à l’autre bout du monde c’est qu’il en est digne.

Jody : - Peut être qu'un jour c'est toi qui sera sur ma table. Pries pour que je fasse le même choix que toi.

Goï : - Ce jour-là je te sourirai.

Il sourira. Je me senti d’humeur moqueuse durant une minuscule seconde.

Jody : - Les Nautolans savent sourire ? Enfin je veux dire produire une émotion s’insère de temps en temps ?

Un sursaut beaucoup trop appuyé fit se lever Goï. Jody resta assise par terre, le regardant avec attention. Il adopta une attitude grotesque, comme s’il jouait Shakespeare pour le spectacle de fin d’année de son école, un sourire parfaitement faux apparu entre ses tentacules.

Goï : - Nous? Nous sommes pas sincères ! Et on sait qu’un Nautolan pas sincère  le restera quoi qu’il arrive... sincèrement, ce sont des Nautolans sincères dont il faut se méfier, parce qu’on peut jamais prévoir à quel moment ils feront un truc incroyablement... stupide.

A le voir comme ça je ne peux m’empêcher de rire, un rire franc, un rire vrais. Je ne pense pas qu’il soit stupide, il est juste un peu irréfléchi de temps en temps. On l’apprécie pour ça, pour tout ce qui fait de lui, lui. Je l’aime bien.

*Argh*

Jody : - Je crois que tu viens de déranger Lars en plein rêve.

Goï : - T'en fais pas, il doit être dans la planète Tendresse dans le système Mamour à se baigner dans une cascade de Bar-Mouth.

A cette instant Jody avait perdu 10 ans, ses traits n’avaient jamais étaient autant détendu, plus de drame, juste un bonheur pipé, elle s’en contenterait. Goï repris sa place à côté d’elle en glissant contre le mur, il la regarda pendant une seconde mais ne sut pas quoi dire de plus. Pour la première fois depuis leur arrivée dans la petite chambre d’hôtel le silence repris sa place.

J’étais assise à côté du Nautolan, il semblait serin. Je profitais qu’il soit perdu dans ses pensées pour observer et graver dans ma mémoire les moindres particularités de son visage. *T’es vraiment cinglée quand tu t’y mets toi. – J’aime reconnaître parmi des centaines d’individus similaires ce qui sont dans mon équipe, c’est pour notre bien.* J’avais perdu la notion du temps, concentrée sur ma tâche quelque peu singulière. D’un seul coup l’homme aux tentacules se retourna :

Goï : - Quoi ?

Jody détourna le regard, gênée par elle-même. Il avait bien senti sa coéquipière et son regard dérangent mais ne voulait pas en savoir plus. Il s’étira tout en baillant le plus fort et le plus longtemps qu’il put. Ce fut le signe le plus clair de la soirée, Jody aimait quand c’était clair comme ça.

Jody : - Peut être que tu devrais aller te reposer maintenant ?

Goï : - T'es pas obligé de tenir toute la garde. Je ne capte rien aux alentours.

Il se leva sans un bruit et récupéra ses deux armes à la fois amusé et satisfait de la situation. Je le suivis du regard jusqu’à ce qu’il s’assoie à côté du jeune Calien pour rejoindre à son tour la planète Tendresse. J’étais désormais seule, mon premier souhait, à veiller sur mes co-équipiers. Je savais très bien que rien ne pourrais nous arriver mais j’étais seulement contente d’être en solitaire avec moi-même.
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