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Message par Goï Ran le Jeu 10 Nov - 17:50

Les moussons étaient passées, et le soleil repris sa place laissant une chaleur tropicale dominer sur toute la région. Les récoltes qui regroupent une dizaine de villages reprennent leurs cours, comme si la planète se réveillait de son hibernation en nous montrant un spectacle plein de couleurs. Les fruits, les légumes, les plantes et les arbres poussent en abondance. Les lacs, les marais, les fleuves, les cascades, coulent à flot. Un paradis de couleur, un pays riche de ressource. Voilà le résumé de Glee Anselm.
J'ai quitté Sahaal pour un séjour à Khan-Mol, un village plongé dans la forêt au centre du continent. Réputé pour leurs construction gigantesque rappelant l'ancienne cité d'Ael-Sakam. La plupart des grands architectes comme Daran Keeg ou Moya Rahniel, ont put reproduire des répliques de construction Nautolan vieux de 10 000 ans. Pour l'ouverture d'une partie du village afin de l'agrandir et peut-être d'en faire une ville, un grand carnaval célébrera l'événement. Le Chef de leurs Conseil, Jargan Feal, fera d'ailleurs un discours. En plus de la police locale, on m'a engager avec des copains en tant que mercenaires pour sécuriser le périmètre. Inutile de dire qu'en descendant du Transporteur la police se trouvant déjà sur les lieux nous méprisent du regard. Pas besoin de tentacules pour capter cette ambiance gênante, on savait déjà qu'on était pas les bienvenus. Mais il fallait bien de la chair à canon si sa se déroule mal. Nous sommes arrivés à l'aube, juste au moment où les premiers étables s'installent, les rues sont encore vides, seuls quelque représentant du carnaval s'empressent de terminer les préparatifs. La flicaille eux, sont rassembler devant un officier, certainement à faire le point et préparer la journée.

Bien décider à montrer qu'ils ne sont pas là pour faire figuration, Goï prend l'initiative de rejoindre le groupe des autorités locales et briser la glace une bonne fois pour toute. Ces derniers le voient arrivé, se préparant au pire en posant leurs mains sur leurs étuis. L'officier s'approche de lui, se mettant devant son escouade, comme pour montrer à tout le monde qu'il est le chef. Coiffé de deux tentacules, assez trapu et quelque rides nous laissant penser qu'il a passé la quarantaine. Goï Ran s'arrête à deux pas du Nautolan.

Officier : - Me dite rien j'ai déjà lu votre dossier, anciennement agent spéciale Goï Ran. Je me trompe?

Certains policiers sont surpris de la nouvelle concernant l'identité de ce Mercenaire. Goï ignore volontairement leurs réactions en gardant les yeux rivés sur son interlocuteur.

Goï : - En chair et en flingue.
Officer : - Votre nom revient souvent en ce moment, pas forcément que du bon côté.
Goï : - Trop aimable ! Un autographe peut-être?

Sur ces mots un silence refroidis l'ambiance général, les policiers commencent à avancer vers notre Nautolan pour rétablir l'ordre mais la main levée de leurs supérieur les interrompt dans leurs course.

Officier : - Je suis l'officier Kolel Barangs. Je me charge de diriger cette équipe, et également la vôtre. je vous demanderai de faire attention à vos prochaines paroles.

Les deux individus se regardent sans dire un mot, cherchant à percer la défense de l'autre. En vain. Le chef d'équipe rompt le contact pour regarder cette fois les trois autres mercenaires accompagnant l'ex agent d'infiltration. A quelques mètres derrière ce dernier.

Kolel : - Qui sont-ils?

C'est pas terminé mon gros.

Goï expire assez fort puis se retourne et fit un signe de tête à ses camarades. Les trois nautolans s'approchent doucement, les mains posées sur leurs armes. Goï les rassurent avec un clin d'oeil et un léger signe de la main, l'air de dire: "je gère".

Goï : - Le premier sur votre droite un peu costaud, c'est Aton Mara; il était démineur à Leech Valah, on l'a jeté parce qu'on l'a jugé inapte sur le terrain, sans raisons valables. Le deuxième au centre avec ses tentacules courtes, c'est Tobereen Gawel, ancien fantassin de l'OU, en retraite pour blessure grave. Et le dernier un peu chétif c'est Dinaï Dowé, "D.D" pour les intimes. Il bossait en tant que cyberflic à Haëmel, viré à cause de certaines différences..."Philosophiques." Ces trois mecs sont fiables, je les connais depuis un bon bout de temps. On va faire en sorte que la journée se passe sans encombres.

Le ton que Goï utilise paraît très accusateur, comme pour dénoncer l'instabilité politique qui menace Glee Anselm. Néanmoins il avait une attitude très solennel et une posture droite. Après une seconde d'hésitation, et après avoir passer au crible les trois protagonistes, Kolel acquiesce avec un bref signe de la tête.

Kolel : - Tant qu'ils savent tenir une arme le reste m'est égale. Suivez-moi.


Dernière édition par Goï Ran le Mar 31 Jan - 18:37, édité 1 fois

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Re: Archives

Message par Goï Ran le Jeu 24 Nov - 19:49

Le Carnaval typiquement Nautolan, ressort de façon évidente lorsque l'ont voit des costumes exotiques faits à partir d'os, de plumes, de paillettes, de feuilles, et bien sûr, lorsque l'on pense au Jinga, notre sport de combat traditionnel, qui est aujourd'hui la composante principale des festivités de cette événement. Les rues sont cette fois bondées, les marchands hurlent les produits qui mettent en vente à l'occasion, le tout rythmé par la musique locale (beaucoup de percussions et d'instruments à cordes) qui chante en unisson avec les habitants. Des défilées de femme extras canon et (surtout) en petite tenues, accompagnées de leurs chars qui prennent la forme de monstre de contes et légendes. Les hommes du défilé tant qu'à eux ont des tenus de combat traditionnelles en feuille de mentoris; des plantes de plusieurs mètres de haut, leurs feuilles sont solides et malléables. Elles recouvrent en partie les avant bras, les tibias et l'entre-jambe. Ils sont maquillés de tribales qui accentuent leurs traits, leurs sourcils, leurs expressions... ce qui les rends terrifiants. La dernière partie du défilé est consacré aux enfants, qui ont préparé durant des mois leurs passage dans le Carnaval, les petites filles sont coiffées de fleurs et habillées de longue robe rappelant les couleurs des forêts, les garçons imitent leurs aînés en exécutant quelques mouvements de Jinga de base. Je vous avouerai que ce moment me réchauffe particulièrement le coeur. La fête, les donzelles sexy, mais aussi le partage et le vivre ensemble. Un événement qui met tout le monde d'accord. A Glee Anselm c'est chose rare. Mais n'oublions pas la mission. On retourne sur terre ferme.

Goï pianote sur son MKT et pose l'index et son majeur sur son oreillette. Il est assis en tailleur sur la branche d'un arbre avoisinant les 50 mètres de haut a proximité du défilé, tandis que ses camarades sont dispatchés sur les toits du village. Des postes assez élevés pour avoir une bonne vue d'ensemble.

Goï : - Aton?
Aton : - Rien n'a signaler.
Goï : - D.D ?
Dinaï : - Quedalle aux abords !
Tobereen : - La même chose de mon côté.
Goï : - Très bien Toby. Je vais jeter un oeil en bas. Restez aux aguets et à votre poste les enfants, papa revient.
Les trois en coeur : - On t'emmerde !

Après un léger rire, le Nautolan se laisse glissé le long de la branche pour sauté en direction d'une autre et cela jusqu'à arrivé au sommet du tronc. Puis, après un "saut de l'ange" assez spectaculaire, il attrape une liane et descend de liane en liane en se balançant de part et d'autre jusqu'à arrivé sur terre ferme, vraiment cette fois-ci. Cela surprend certains habitants qui pour eux le voit arrivé de nul part. Goï n'en tient pas compte et se mêle à la foule, suffisamment près pour pouvoir voir le cortège de ses propres yeux sans être gêné. Les odeurs des épices, des fruits, et des légumes enivrent tout de suite notre Nautolan, ce qui lui fait sourire. Un sourire assez timide, mais vrai. Il ferme les yeux un instant et laisse ses tentacules profiter pleinement des vibrations des instruments. Dans tout ce boucan un bruit suspect le ressaisit. Des pleurs, celui d'un enfant. En remontant jusqu'à la source il se retrouve dans une ruelle, non loin du défilé. Un enfant habillé de feuilles de mentoris à côté d'une poubelle, les tentacules cachant son visage. Notre Nautolan s'accroupis pour se mettre à son niveau puis écarte les tentacules du visage de l'enfant, nous montrant ainsi ses yeux remplis de larmes.

Goï : - Qu'est-ce qui peut bien faire pleurer un enfant en ce jour de bonheur?
Enfant : - ...

Pas trop à l'aise avec les gosses. Ils ont parfois même tendance à m'agacer.

Goï : - Tu sais, moi aussi j'ai fais spectacles, j'ai même participer à des carnavals. J'étais pas plus grand que toi, un vrai mioche baveux !
Enfant : - Je bave po' moi !
Goï : - Mais c'est que tu as une voix alors !

L'enfant met subitement ses deux mains sur les lèvres, comme s'il s'était trahis lui même. Goï a eu ce qu'il voulait et en plus de ça l'enfant ne pleure plus. Il regarde la scène avec un air un amusé et moqueur. Avec une étrange et inhabituel douceur il pose sa main sur la tête du jeune Nautolan.

Goï : - Pourquoi tu ne rejoins pas tes petits copains alors?
Enfant : - Parce que j'ai peur. Y'a trop de personne qui me regarde.
Goï : - Tu es un Guerrier Nautolan maintenant, tu n'as pas le droit d'avoir peur. Montre leurs que tu es un combattant, un vrai.

Il se leva, puis tend la main vers l'enfant-guerrier. D'une main tremblante, la sienne se posa contre celle du Mercenaire, puis tout deux se dirige vers le défilé. Une fois sorti de la ruelle, une femme accoure vers les deux individus les larmes au yeux.

Femme : - Mon Trésor ou étais-tu passé ?!
Enfant : - C'est le monsieur il m'a...
Femme : - Virez vos sales pattes de mon fils !
Goï : - C'est bon chérie on se calme !

Goï laisse la femme Nautolan récupérer son enfant puis le prend dans ses bras. Elle repart ensuite de la où elle est venue. L'enfant se retourne pour revoir son étrange confident une dernière fois, un sourire sur le visage, le meilleur signe d'un remerciement silencieux. Goï répond avec un clin d'oeil puis reprend sa marche. En reposant les yeux sur le cortège il constate un homme aux allures suspectes se cacher en dessous d'un char. Il s'approche de celui-ci les doigts encore une fois sur l'oreillette.

Goï : - Un homme au comportement suspect vient de se dissimuler en dessous d'un char représentant un Brontonos jaune, couvrez moi.

Les choses sérieuses commencent, personne ne va foutre en l'air un aussi beau jour. En m'introduisant dans le cortège je sens toute de suite les regards rivés sur moi, avec des interrogations comme "c'est qui?" ou bien "que fait-il?". Je n'ai pas peur du ridicule, je trouve même que c'est une arme. Je reste quand même concentré et je parviens à me faufiler à travers des représentants du Carnaval. Je parviens ensuite  à passer sous le grand tissus jaune qui habille le Brontonos. Pour finir, j'aperçois avec stupeur un nautolan branchant plusieurs connectiques relié à des explosifs ....et un détonateur. Et avec son regard et son sourire démoniaque il a bien l'intention d'appuyer sur le bouton. MERDE !

Goï sors de la cachette en accourant, les mains brassant l'air vers le haut comme pour attirer l'attention de tout le monde.

Goï : - Couvrez-vous !!! Il y a une-


BOOM


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Re: Archives

Message par Goï Ran le Mar 31 Jan - 18:31

Jour 1.

Pendant tout ce temps où j'ai perdu connaissance, je pouvais presque, comment dire... "entendre" les supplications des mourants. Des innocents écrasés sous les décombres d'immeuble, ou brulés vifs sous les flammes. On a perdu Dinaï, et on a faillit me perdre aussi. Aton et Toby sont restés à mes côtés, persuadés que j'allais me réveiller. Alors que dehors, la ville tombait en ruine. Une armée de terroriste ou de pirate ont commencés à assiéger et prendre le contrôle de la ville. On a pu se cacher pour essayer de s'échapper, mais fallait d'abord que je me remette de mon trauma.

Jour 4.

Mais évidemment ils ont prévus le coup. Une épidémie bactériologique de leurs part a suivis...puis des violences, des pillages, des viols. Le meurtre de toute une population. Le gouvernement Nautolan appuyé par l'OU ont utilisés le prétexte bidon "de contenir la menace biologique"; ils ont bloqués alors tout les accès permettant d'entrer ou de sortir de la ville. Le plan de ces monstres a bien fonctionné, à présent nous sommes en cage avec ces tarés. Les flics font tout sauf patrouiller dans les rues. Soit ils sont morts, soit il n'ont pas les burnes d'affronter tout ces groupes terroristes qui ont pris le contrôle de la ville.
Dehors tout allait mal. On a pu se protéger de l'infection grâce à nos assistances respiratoires. De temps en temps on prenait en embuscade une ou deux personnes exilées de ces groupes pour ce réapprovisionner. Survivre. Il fallait juste survivre.

Jour 7.

Un silence morbide prenait de plus en plus de place dans les rues. On entendait plus personnes hormis ces ordures fiers de leurs colonie. Mais une lueur d'espoir, plus petite soit-elle croise ma route. Nemora. Une journaliste Nautolan à la peau bleutée comme l'océan toujours accompagné de son Drône, un MKT-950 avec I.A de niveau 1, faisant penser vulgairement à une version miniature d'une balle de SpeedBall, elle lui a donné le nom de "Bibi". Elle s'occupait des quelques survivants qui vivaient désormais cachés dans les égouts de la ville. Elle m'explique alors que c'est "une petite" partie de l'armée de l'Ordre Rouge qui ont fait tout ce bazar. J'ai sentis alors mon sang changer de direction dans mes veines, la rage bouillonnant au fond de moi. Leurs commandant aurai pris le contrôle de l'Hôtel de ville et en a fait son Quartier Général. Nigius N'Kougan. Un abyssale approchant les 2 mètres, scarifié et décoré d'écailles sombres comme la nuit. Oui, je le connais ce fumier.

Jour 10.

Les égouts et le système de ventilation pouvait protéger ses habitants de la maladie qui trônais encore à Khan-Mol. Moi et mes coéquipiers sortions pour faire en sorte qu'ils ne meurt pas de faim, et de trouver des armes pour équiper certains hommes capable de se battre. Oui, parce que pour moi il était claire, Glee Anselm compte bien nous laisser crever. Et je compte pas me laisser faire comme ça. Némora commença un journal de bord enregistré par Bibi, chaque soir, elle faisait un résumé de son quotidien avec les victimes. Pour laisser une trace si les choses se terminent mal. Je passais toute les soirées à l'écouter. Elle est forte, et même persuadée que nous allons nous en sortir. En revenant de nos expéditions nous avons pus même trouvé des rescapés attendant de l'aide. On a su être discret jusqu'à qu'on soit à l'abri. J'ai même trouver le petit pleurnichard du Carnaval, quand je lui ai demandé où était sa mère, il m'a répondu en baissant la tête. Ma haine ne fais que grandir encore. Quoi qu'il arrive tout sera bientôt fini. Mes ennemis se sont rassemblés devant l'Hotel de Ville, je sais que Kougan soupçonne quelque chose. Il les prépare tous, pour le combat Ultime.
Oui...Voilà la ligne d'arrivée. Et j'ai peur de la franchir seul. J'ai eu droit à un discours d'Aton et de Nemora devant les derniers habitants, ou ils parlaient de moi et de ce que j'ai pus faire pour eux. A vrai dire je ne savais pas où me mettre. Après une ovation, quelques hommes tenant maladroitement des armes se mirent derrière moi. Prêt à me suivre coute que coute.

Kougan va me le payer. Je jure de retrouver ce sale enfoiré, et de le massacrer.

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Re: Archives

Message par Goï Ran le Ven 10 Mar - 10:23

Dans les égouts de Khan-Mol, Aton, Toby, Nemora et Goï étaient autour d'un petit feu exilé du groupe des victimes. Seul le feu de camp éclairait l'endroit, l'humidité était à son comble, la transpiration rendait leurs vêtements inconfortables, le soleil était couché depuis quelque heures, laissant le froid gagner du terrain dans les souterrains de la ville. Goï faisait l'inventaire de ses équipements sous l'oeil inquiet de la Nautolan.

Goï : - Ca va l'faire.
Nemora : - Non. Et après ? Tu compte faire quoi tout seul?  
Goï : - J'irai voir ses sbires les uns après les autres pour qu'ils me disent où il se cache, je le trouve, je lui met une balle dans sa tronche et paf ! Les gentils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants !
Nemora : - Et nous dans tout ça ?
Goï : - Vous ferez diversion. Relax, Aton et Toby sont les meilleurs Nounous de la galaxie, ils vous protégeront.

Nemora ne put s'empêcher de regarder avec dépit les deux mercenaires qui restaient silencieux malgré la situation. Ils avaient visiblement déjà abandonné l'idée de lui faire changer d'avis. Goï amusé, ne put s'empêcher de lui mettre une petite tape sur les tentacules.

Nemora : - Eh !
Goï : - T'en fais pas, tout sera bientôt terminé chérie ! Demain, les choses sérieuses commenceront. Allez, on devrait se pieuter.

Après s'être allongé, il posa la tête sur son paquetage. Il était le plus éloigné du feu, les yeux vers le plafond et les bras croisés.

Je sais Nemora, demain serra loin d'être une journée pique-nique. Mais pourquoi faire subir encore des violences à des innocents qui n'ont rien demandé? Je suis fatigué de voir des gens mourir. Fatigué d'en tuer. Mais encore une fois je n'ai pas le choix...Du moins, je ne me donne pas le choix. En faite la question n'est pas de savoir si je vais m'en sortir, mais plutôt si je dois encore faire la même chose dans deux ou trois mois. Parce que Glee Anselm meurt d'une tumeur qui semble incurable; la diversité, métastasé par l'individualisme, l'égoïsme et l'avarice. Un jour peut-être les choses changeront. Mais pas demain, non. Demain je vais pulvériser des fions, encore une fois. "Naïwa, rend moi fort, fais moi patienter les beaux jours, attendre la paix, comme si j'attendais les moussons."

C'est avec un soleil timide, et aussi avec de légères éclaircis transperçant les nuages, que Glee Anselm se réveilla. La ville étais devenue l'ombre d'elle-même, une ville fantôme. Le silence se brisa avec quelque fois des bruits de véhicule aller d'un point à un autre. L'odeur était partagée entre la poudre à canon, l'explosif, les égouts et la chair brûlée. Des débris et des ruines décoraient les rues, sans oublié les carcasses de navettes qui servaient désormais d'abris aux pirates. Un tableau fade, terne et grisâtre. Goï était posté sur un immeuble de cinq étages, avec un Talkie-Walkie de fortune et des jumelles regardant l'hôtel de ville.

Goï : - Aton ?
Aton : - On est bien positionné à l'Est de la mairie, toujours en souterrain. En entre ouvrant la plaque d'égout, j'ai capté plusieurs contact. Ils sont presque tous là.
Goï : - Super. Ouais je les vois, les invités ne nous ont pas fais faux bond pour la p'tite fête. Toby?
Toby : - On est bien à l'Ouest, idem de mon côté.
Goï : - Bien. A mon signal on crie "surprise". N'oubliez pas les cadeaux.
Aton : - Un accueil chaleureux Ran, un accueil chaleureux. On t'attend.

On va voir si je ne suis pas rouillé. C'est parti.

Le Nautolan rangea ensuite ces équipements dans son sac, puis s'approcha du bord de l'immeuble pour regarder celui d'en face. Il ne pus s'empêcher de voir le vide, ce qui le fit sourire. Il retourna au centre du toit comme pour prendre de l'élan puis un après gros sprint, Goï bondi jusqu'au rebord à 6 mètres devant lui, tentacules au vent, le sourire jusqu'aux oreilles. Une roulade pour amortir, puis il recommença à nouveau, d'immeuble à immeuble, jusqu'à arriver à deux patelins du nouveau Quartier Général de l'Ordre Rouge. Un câble électrique basse tension joignait son bâtiment jusqu'aux leurs. L'idée lui était venue comme une évidence, il utilisa son épée pour descendre en tyrolienne jusqu'au toit de l'hôtel de ville. Aussi curieux que sa pouvais paraître, il n'y a avait personne. Goï n'en tenais pas compte et reprend son Talkie-Walkie les yeux vers les troupes ennemies patrouillant autour de leurs QG.

Goï : - Dans trois seconde, on va s'éclater.

Le mercenaire sort de son sac un objet qui a été visiblement bricoler par ses soins; il y a avait un clavier avec un voyant rouge qui clignotait, deux bonbonnes de gaz raccordé l'un à l'autre, un chronomètre, et un sachet d'explosif. Il programme le chronomètre pour 3 secondes, soit le temps qu'il faut pour arriver au sol et prendre ses ennemis par surprise. Il tenait la bombe d'une main, dans le vide, toujours en contact avec ces coéquipiers.

Goï : - Surprise !

Trois, deux, un ...Et une explosion gigantesque dévora plusieurs troupes pirates. Des coups de feu de chaque côté du bâtiment commençaient à retentir, le plan fonctionne à merveille à savoir, prendre ses ennemis en tenaille. Goï n'attendit pas très longtemps pour entrer par la sortie de secours, il emprunta ensuite des escaliers qui le conduit à un couloir. De la belle architecture Nautolan comme ils en ont la réputation, mais les événements avaient quand même laisser des traces; des meubles retournés, des feuilles éparpillées recouvrant le sol, de la moisissure sur les murs et sur les coins des plafonds, des douilles posées sur des commodes, des traces de sang laissés sur des portes...Sans compter l'odeur pestilentielle qui laissait à interpréter que peu d'entre eux avaient une bonne hygiène de vie. Ses tentacules vibrent alors qu'il était à quelques pas d'un tournant.

Goï : - Que la fête commence.

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Re: Archives

Message par Priam le Lun 13 Mar - 10:15


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Re: Archives

Message par Goï Ran le Ven 17 Mar - 23:15

Brémien : - T'as entendu ?
Humain : - Quoi ? Dehors tu veux dire ? T'as entendu le chef, Nounours. On bouge pas d'ici.
Brémien : - Je ne parlais pas de ça, petit homme. On n'est pas-

Sa tête explosa soudainement, son sang éparpillé sur les murs et sur le corps de l'humain, terrifié par ce qui venait de se passer. Il regarda partout autour de lui, l'arme en joue, les sens au aguets, cherchant partout la provenance du coup de feu. L'écho du tir se baladait encore dans les couloirs puis...Plus rien. Il n'entendit que ses pas, son coeur tambourinant contre sa poitrine, sa respiration haletante, et les gouttes de sang de son coéquipiers tombant au sol du haut de son visage.

Humain : - Qui est là ?!

Puis c'est sa main qui se pulvérisa par un deuxième tir, laissant un trou dans son fusil d'assaut qui finit au sol avec des morceaux de chairs. L'humain tomba en hurlant, le moignon dans son autre main valide, tétanisé et paniqué. Il entendit ensuite des bruits pas, à une allure lente et constante, s'en suivit par le bruit d'une douille qui touche le sol. Les pas se rapprochaient doucement. L'humain respirait très fort, en sanglot. Subitement, les pas s'arrêtent. A quelque centimètre de son crâne.

Goï : - Si c'est toi la femme de ménage, tu fais du très mauvais travail.

Il s'était ensuite accroupis doucement, puis posa délicatement le canon brûlant de son revolver contre la tempe de sa victime, ce dernier en gémis de douleur à son contact. La bouche du Nautolan était proche de son oreille.

Goï : - Où est Kougan, fumier.
Humain : - N-n-non ... Par pi-pi-pitié j-j-je ne sais rien ! Il n-n-ne divulgue jam-m-mais sa...sa p-p-position...!
Goï : - M-m-mais oui b-b-bien sur !
Humain : - Allo !! Q-Q-Quelqu'un m'en-t-t-tend ?! A m-moi ! J-je me suis f-fait a-a-attaqué !  

Goï soupira, puis avec le revolver toujours posé sur la tempe...Il pressa la détente.


*****************


Nemora : - Goï ! Goï ! Répond moi ! Bon sang, il est impossible à joindre.
Tobereen : - Il a éteint son MKT, ca veut dire que...
Aton : - ...Qu'il ne veut pas qu'on le dérange. A couvert !!

Une navette explosait non loin de leurs position, derrière une barricade, sous les feux ennemis. De lourde pertes se faisaient des deux côtés, même si les habitants de la ville avaient une légère avance. Bibi était soigneusement bien fixé sur le harnais ventral de la femelle Nautolan, munis de son arme de poing. Ponctuellement les mercenaires ouvraient le feu une fois que les salves de tirs ennemies étaient terminés. Aton, frustré, regarda son MKT. Pas le moindre signal, pas le moindre message.

Aton : - Je ne sais pas ce que tu branles enfoiré, mais bouge ton cul.


*****************


C'était après avoir descendu un escalier en colimaçon que je vis le Hall d'entrée. Ca ressemblait plus à un poste de tourelle barricadé qu'un hall désormais. J'ai pus me mettre à couvert avant que des gardes m'aperçoivent. Ils couraient dans tout les sens comme des rongeurs cherchant leurs appâts. L'humain avait fait assez de bruit pour se faire entendre apparemment. En tout cas ils étaient pathétique. J'en arrivait même à être vexé, de me dire que ce sont ces bouseux qui ont détruit cette ville petit bout... par petit bout. Ils étaient six, de races que je n'ai jamais vu, de taille moyenne. Armés pour certains. L'un d'eux devait bien savoir où est-ce que leurs Boss se cachait.

Goï sortit de sa cachette avec un revolver dans la main droite et son épée dans la gauche. Il marchait d'un air décontracté vers le centre du Hall, sous les yeux ahurit des gardes qui pointa leurs armes sur lui. L'un d'eux s'avança.

Garde : - On peut savoir qui t'es fils de pute ?
Goï : - Ouh, le vilain.
Garde : - Répond bordel !
Goï : - Je suis venu à la mairie pour chercher mon certificat de naissance, d'ailleurs j'avais rendez-vous avec la secrétaire. Nigius N'Kougan. Vous savez où je peux la trouver ?

Trois garde dégainèrent leurs machettes, les autres tenaient toujours leurs armes de poing. Goï leva les mains en l'air, avec une expression faussement peureuse.

Goï : - A-Attendez !

Personne ne répondit, les armes toujours braquées sur le Nautolan.

Goï : -... Kougan porte toujours son string rose bonbon ?
Garde : - FUMEZ-LE  !


*****************


Aton : - A la une ! A la deux ! A la TROIS !

Aton, Toby et quelques hommes venaient de défoncer l'entrée de l'Hôtel de ville avec un tronc d'arbre, les autres habitants attachaient des pirates qui voulait bien se rendre. Je tenais maladroitement mon arme, chaque minute était un défi de ne pas le faire tomber. De temps en temps je regardais Bibi, pour savoir s'il fonctionnait encore; un voyant rouge clignotait pour dire que sa filmait toujours. En entrant nous arrivions directement dans le Hall...Un vrai carnage. Sois les têtes étaient décapitées, soit réduites en milles morceaux. Des bras et des jambes sont éparpillés un peu partout dans la pièce, des flaques de sang remplissaient nos bottes, une odeur atroce planait partout dans le hall, tellement qu'un homme qui nous accompagnait venait de vomir, ne supportant plus ce sinistre spectacle. Moi-même je m'étonnais de ne pas m'être évanouis plus tôt. Aton marchait vers un mur avec un air intrigué.

Aton : - Eh, les gars !

Malgré ce qui venait de se passer Aton ne pus s'empêcher de rire et je pouvais difficilement comprendre pourquoi. Une flèche dessinée avec du sang des victimes était pointé dans une direction... Avec un petit Nautolan extrêmement mal dessiné qui souriait. Humour très spécial. Tobereen et Aton s'étaient regarder en souriant puis faisaient un genre de "tcheck" bizarre avec leurs poings, un rituel de mercenaire sans doute. En suivant la direction nous apercevions que plusieurs flèches étaient inscrites sur des murs, comme un circuit pour enfant fléchés par un moniteur de sport. Les indications nous avais mené à une grande porte sur laquelle était écrit "salle de réunion". Mes tentacules ne vibraient pas, pas un seul bruit n'émanait de la salle, mais il fallait être prudent. Les deux mercenaires s'étaient mis de chaque côté de l'entrée. Les cinq Nautolans qui nous accompagnaient s'étaient mis en quinconce derrière moi. La pression montait, mes mains tremblaient, pas le droit à l'erreur.

Tobereen : - A mon signal...Maintenant !

Le même Nautolan avait vomis encore une fois. Que dire à part que c'était dégueulasse, dégueulasse, et encore dégueulasse. Des corps éviscérés de partout, nos pas se faisaient trahir par des bruits d'éclaboussures de sang qui ruisselait partout sur le carrelage. Beaucoup de regard horrifié par la dernière scène dont-ils devaient être témoin. Un énorme Brémien à la fourrure noire gisait au centre de la pièce, un Nautolan posait sa tête contre son ventre, le regard vers le plafond. C'était en regardant ses armes que j'ai compris qui c'était. Tout le monde restait silencieux. Je m'arrêta devant lui, nos pieds se touchaient presque. Il avait l'air calme, étrangement paisible, ses revolvers étaient posés sur ce monstre de muscle et de fourrure. Goï était enduit de sang, on ne voyait presque plus sa peau. Un Nautolan rouge écarlate, il paraissait démoniaque.

Nemora : - Est-ce que ça ...
Goï : - Oui.
Nemora : : - Et eux...Il sont tous m...
Goï :- Oui.
Nemora : - Et Kougan il est-
Goï : - Parti, oui.
Nemora : - Tu es recouvert de sang.
Goï : - On m'a dit que ça allais bien avec mon teint.

Un Nautolan déboule en courant dans la salle, puis trébuche contre un cadavre qu'il lui avait barré la route. Il se releva maladroitement.

Nautolan : - Par tout les Arbres Antités quelle horr...Hum ! Des soldats de l'OU sont arrivés !
Goï : - C'est l'heure pour moi on dirai.
Nemora : - Où tu vas comme ça ?!
Goï : - Me saouler dans le bar le plus proche.

Goï prit le soin de récupérer ces fameux Cal.44. Ses gestes étaient lents, délicats. Il s'arrêta devant la Nautolan bleuté, Nemora, ses yeux plongés dans les siens. Après une légère caresse sur la joue qui laissa une marque de sang, le mercenaire marchait en direction de la sortie. La Nautolan resta immobile, les lèvres tremblante et la main sur sa joue. Quelque minutes plus tard une section de 20 soldats de l'OU débarqua dans la pièce, un Pergammon en tête.

Aton : - On peut savoir qui vous êtes?
Pergammon : - Filen Desnak, commandant du 12ème Libérateur. On prend la suite.
Tobereen : - Jamais entendu parler. Y'a rien a prendre, leurs boss s'est barré et Goï a fait le ménage.

Desnak paraissait surpris lorsque le nom de l'ex-agent d'infiltration fut mentionné. Il se retourna et regardait qu'il y avait bien un Nautolan complètement rouge déambuler en direction de la sortie de l'hôtel de ville. Il claqua des doigts pour interpeller un soldat, qui celui-ci rappliqua sans demander son reste.

Soldat : - Commandant ?
Filen : - Contactez le Quartier Général de l'OU et transmettez le message suivant.
Soldat : - Bien Commandant, je vous écoute.



- Il y a un Nom qui revient beaucoup trop souvent sur Glee Anselm. Mettez son dossier dans les Archives de l'Epée. Il s'appelle Goï Ran. Terminé.

_____________________________________________________________________

- Alors comme ça on est invincible?
*BANG*
- Dommage...
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Goï Ran

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