Rapport de mission : Poseïdon.

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Rapport de mission : Poseïdon.

Message par Goï Ran le Mer 18 Jan - 23:40

Bien le bonjour, Je suis Goï Ran, soldat Nautolan du Neuvième Libérateur. Voici le rapport de notre intervention sur la planète Poseïdon, dans une ville appelée Hélios.

Une fois que nous avions "amerri" dans la capitale, les ordres étaient les suivantes; trouver tout signe s'apparentant au Signe (vous avez le droit de rire) et enquêter à leurs sujets. Le travail semblait colossal, puisque que nous n'avions en effet aucune piste pour débuter l'enquête. C'est alors que la solution me toque à la porte tandis que je m'entraînais dans le hangar. Surtam dans toute sa splendeur m'expliqua qu'un indic se trouve sur place depuis quelques temps, et donc des informations. A en voir son attitude, personne était au courant de ce "mini" détail. La curiosité gagnant sur moi, je prend le risque de me foutre dans le bouse de Drémaïde avec lui et trouver cet homme.
Malgré quelques obstacles et du sang sur le carrelage, nous arrivons enfin à trouver notre homme. Neuf Pixels. Un jeune humain amusant qui fais joujoux avec des drones dont la technologie m'échappe complètement. Il explique qu'il aurai vu comment travaillait le Signe pendant des mois. Ses trouvailles, quelques marchés non lucratifs sauf leurs penchant pour la boucherie, dont particulièrement le trafic d'organe dans un laboratoire se trouvant sur Poseïdon. A présent nous avions un coup d'avance sur eux, et nous pouvions enfin établir un plan pour pouvoir éclaircir cet affaire et interrompre leurs petit marché de viande une bonne fois pour toute.

La convocation de tout l'effectif dans la salle de réunion fut alors imminente. Neuf nous rejoint à bord et nous fait part d'un plan du laboratoire en question, c'est là que nous rentrons dans le jeu. Le commandant nous donne plusieurs tâches à faire pour que nous puissions infiltrer le labo sans trop de difficulté. Voilà comment ça s'est passé.
Sans trop de mal on réussit à repérer le laboratoire qui se trouvais bien dans la capitale, malgré l'étroitesse des ruelles cela ne suffisait pas à rester à couvert car une fois arrivé plus rien pouvait nous cacher sur 200 mètres. De notre position on repère facilement trois gardes dont l'un d'eux est sur poste élevé. Valil propose alors de les neutraliser simultanément. Je me suis contenté du plus éloigné, Valil et Lars de l'autre garde se trouvant également en dehors du labo patrouillant au sol, Neuf et Surtam prennent le dernier qui faisais office de Mirador. Dans le mille, en une fraction de seconde trois personnes furent neutralisés dans les parois du dôme d'Hélios. Premier étape de fais, il fallait maintenant s'occuper des transmissions. Valil et Neuf ont commencé leurs boulot, a savoir du bon piratage qui se faisait à l'extérieur dont je comprend pas du tout la manœuvre, pour plus d'information allez à l'atelier. Une fois le piratage terminé, le commandant a trouvé judicieux de passer par la ventilation, Lars était le candidat parfait pour ouvrir le bal et se porte évidemment volontaire. Je le suis sans trop de mal avec Brim, Surtam, Valil, et encore une fois, notre cher Neuf. Le reste du groupe devait rester en standby, en attendant qu'on nettoie la première salle pour les faire entrer puisque Orgoloth avait des "complications" pour s'introduire dans le conduit de ventilation. J'vous fais pas de dessins.

Malgré l'hélice qui nous faisait obstacle, on parvient quand même à sortir du conduit pour atterrir dans la pièce ressemblant à une salle de manutention. En m'approchant de la porte d'entrée j'ai pus parvenir à capter plusieurs contact dans la pièce adjacente. Lars et Surtam étaient bouillant de sortir en force et de faire un bain de sang, et ils m'ont eu par les sentiments. En sortant le premier je trouve un Jekins non loin de mon secteur, par peur de le louper je lui offre une douille d'un cal 44 qui lui ferai faire un long somme. Les choses entrainent une autre et toute la salle est en alerte et fatalement la fusillade est donc déclarée. Après des échanges de tirs on parvient à s'en sortir sans être blessé, on a pus donc ouvrir à Mlle Renfield et le Vétéran Ecailleux pour passer à l'étape suivante de la mission. A savoir, prendre l'ascenseur, descendre, faire le ménage, et trouver tout ce qui pourrai à voir un lien avec leurs mignonnes petites activités.

Nous étions trop nombreux et donc trop lourd pour pouvoir descendre du premier coup, alors nous avons fais deux groupes. Nous avons adopté le même type d'assaut que dans le rez de chaussé mais nous avons agis en binôme et après avoir projeté une grenade "flash" qui nous a permis de faire diversion. C'est là que deux par deux nous sommes rentrés dans la salle pour perforer nos ennemis. Le deuxième groupe est arrivé un peu plus tard pour terminer le travail. Je n'ai pas eu la même chance que l'autre fois puisque j'ai étais touché à la jambe, que Jody a pu soigné sans trop de difficulté (j'ai dis son nom là...?). Une fois la salle nettoyée on procède aux fouilles, la salle était découpée par plusieurs pièces. Malheureusement, on trouve des corps éviscérés, mais aussi des personnes dans des coma casi végétatifs. Il fallait quand même qu'on les sortent de là. Il restait toutefois à faire le dernier niveau. Comme on avait fait un boucan comme par permis, Surtam nous propose d'utiliser les corps de nos ennemis comme bouclier et descendre au cas ou on se prendrai la douche fatale. Je me propose avec mon Grand Ami au sens propre du terme et de rayer de la carte les derniers résidants de ce labo de taré.

Lorsque les deux battants se sont ouverts, on a constatait que la salle fut vide, au premiers abords. Puis mes merveilleuses tentacules nous sauve en captant une nouvelle fois des mouvements, un peu plus loin. Nous avions lâché les cadavres et établi un périmètre de sécurité en attendant une nouvelle fois le reste du groupe. Une fois rassemblé, nous n'avions pas attendu très longtemps pour lancer une charge vers les points de vibrations que j'avais mentionné. Malheureusement c'est le bain de sang, une grande partie de l'équipe fut blessé dont Brim qui fut à terre et inerte, touché à l'abdomen. Super Heal a pus stopper le saignement et le stabiliser le temps de finir la mission. Pour ce qui est des trouvailles, c'est encore une fois des corps dépourvus de leurs organes, et d'autre encore dans le coma en attendant d'être cuisiné à point. Valil avait néanmoins fais la découverte d'objets intéressants, l'un de ces objets était un gants à arc électrique, faisant penser aux gants qu'on trouve sur les LSC (Si vous ne savez pas ce que c'est on ne sera jamais copain). Cet objet prendra un rôle très important lors de la mission, mais j'y reviendrai plus tard.
Mission accomplie, nous n'avions pas pus capturer un médecin, ou bien une personne de plus haut rang, mais leurs activités ne sont pas prêt d'être relancer, on avait commencé à établir notre plan d'extraction, et sortir les comateux d'ici. Orgoloth, Valil, Neuf et moi-même étions le premier groupe pour reprendre l'ascenseur et sécurisé la zone. Cette manœuvre qui pour moi était aussi simple, se transforma en cauchemar.

Les portes s'ouvrent, et une quinzaine de personnes armés jusqu'aux testicules nous braquent avec leurs flingues. On aurai dit un anniversaire qui aurai mal tourné. Dans un dernier geste Orgoloth prend quand même son Drakkon Truc pour tiré dans le tas. Valil le suis aussitôt en tirant droit devant lui, moi je me suis contenté de dégainer mes chéries et Neuf dans un mouvement héroïque sans pareil... Lève les mains en l'air par capitulation.

Et là, boom. Le BlackOut total.

Je me suis réveillé dans une salle vide. Seul. A moitié à poil. Et attaché a des fers. Mais le plus étrange c'est que j'étais soigné de toute mes blessures. Impossible en revanche de savoir qu'étaient-ils advenus de mes confrères. Il y faisait très sombre, une simple lueur bleuté qui émanait de je ne sais où était la seule source de lumière. Une personne entra alors dans ma cellule de fortune, je distinguais à peine son visage, mais je connaissais bien cette tronche de Malgorg déformé, assez pour me rappeler de qui il était; le vice-commandant du Signe. Trop d'honneur pour un simple Nautolan de mon genre. Il était venu accompagné de deux sbires munis de ce qui me semblait être des taser. L'ambiance allait être électrique. Il me demanda de faire un choix : L'OU ou le Signe. Mon choix n'a pas d'importance. Les jours ont défilés, j'ai perdu tout repère temporels à savoir si ca faisais une semaine ou un mois qu'on me torturait comme un dépravé. Puis un jour, alors que j'étais persuadé que j'allais finir en beignet de sèche, un séisme fais trembler entièrement la base, j'ai cru d'abord que mes tentacules m'avais lâché pour de bon. Quelques minutes plus tard, Surtam débarque dans ma cellule, j'ai jamais étais aussi heureux de voir sa tronche indifférente à toute situation. Libéré de mes liens, je me retrouve dans le couloir avec tout mes frères d'armes dans un état tout aussi pathétique les uns que les autres. En revanche Brim étais avec nous et bien vivant, il pourra encore nous détruire les oreilles avec sa musique et ça c'est une bonne nouvelle. On se dépêche pour sortir de la base avec nos équipements et des combinaisons de plongées qu'on a pu trouver dans un locale. Valil avait une sueur froide mais prend son courage à deux mains. On s'en ai sortit in extremis de la base, puis une énorme explosion met celle ci en miettes.

Nous étions ensuite perdu dans l'océan, en plein dans le souffle de l'explosion qui nous empêchais de voir à plus de deux mètres. Par instinct je nageais vers le haut pour sortir de cette brume, ce que les autres ont fini par faire d'eux même. Surtam, comme un poisson dans l'eau, a commencé à prendre les devants, on l'avait donc suivis. Puis quelque minutes plus tard un invité surprise rejoint notre équipe.

D'après Surtam, cette chose est appelée "Ragon". Il ne fallait pas perdre de temps, et nager le plus vite possible si on ne voulait pas finir comme amuse bouche. Jody dans le "feu" de l'action aperçoit une étrange cavité beaucoup trop étroite pour notre poursuivant. Sans réfléchir elle y est entrée et nous l'avions suivis. Cela faisais comme un genre de galerie, puis un peu plus loin en montant il semblait y avoir une surface. Nos bouteilles n'allaient pas rester pleine indéfiniment alors nous sommes montés. Puis une fois nos tête hors de l'eau, nous étions reçu par un étrange personnage. Un genre d'abyssale avec plus d'écailles, son dialecte ne pouvait être traduit et donc n'est dans aucune base de donnée de l'OU. Encore d'après Surtam, quelque racines de ses mots pouvait être plus facilement interpréter et donc traduisible. Ce qu'on sait maintenant? Apparemment il s'agirait d'un Slenders (race non répertorié), et ça fais un paquet de moment qu'il crèche ici. En sortant de l'eau on a pus voir que tout un village y vivait. Il nous avais conduis à un genre d'autel argenté où y était dressé une pyramide. Sur celle ci étais gravé un genre d'hiéroglyphes intraduisibles une fois de plus, notre Azalor trouve des similitudes avec des anciens écris Drakéides. Le Slenders nous demande de tendre la main vers cet autel. Même en s'exécutant tous en même temps, rien ne s'est produis. Notre Expert en armement a eu un éclair de génie et utilise le Gants à Arc electrique et devinez quoi ? Tada ! Un mécanisme s'est enclenché, suivis d'un enregistrement vocal:

"Bonjour. Je suis Théos. Les slenders sont une civilisation pacifique, ne leur faite aucun mal s'il vous plaît. Notre expédition était sensé étudier les fonds marins de Poséidon pendant un an. Nous avons été attaqué par un Ragon et nous sommes réfugiés ici. Les slenders nous on accueillit de la meilleure des manières qu'il soit. Lorsque le Ragon est parti, nous avons repris la route vers notre vaisseau, prenant le soin de laisser ce message pour que vous, peu importe les raisons de votre venue, compreniez que cette civilisation purement pacifique mérite de rester inconnue pour la permettre de continuer à vivre la vie qu'ils ont toujours voulu. Nous avons pris le soin grâce à nos techniciens d'enregistrer l'algorithme de compréhension de leur langue, quelque peu incomplet, mais qui devrait s'adapter à votre traducteur. Peu importe qui vous êtes, j'espère que vous serez juste dans votre décision.

Théos Syfen, commandant de l'Arc."

Bon le message était clair, "pas touche minouche, sinon gare à vos bouches." A vrai dire, je n'en avais rien à faire et la seule chose que je souhaitais c'était de sortir d'ici et vivant. Le temps n'était plus en notre faveur car mes amis manquaient cruellement de quoi respirer, moi et Surtam étions sortis d'affaire car nous respirons le méthane. On avait espéré que le Ragon ne soit pas la à notre sortie et c'est bien ce qu'il s'est passé. En nageant quelque temps on aperçu un vieux sous-marin de l'OU, dernière chance de pouvoir respirer encore quelques temps. En entrant on a pu avoir les bouteilles nécessaires à notre survis, un vieux MKT qui nous a permis de nous orienter dans les fonds marins et également des Harpons. Au cas où la faune sous-marine nous titillerai encore une fois. 1h30, le temps de trajet pour Kiéto, une ville belle et bien Abyssale. Une fois arrivé, la tension chute, le stress aussi. Même si je n'en avais pas l'air plein de questions se bousculaient dans mes neurones de Nautolan. Le Signe, le bras droit de leurs chef, les Slenders, ces fameux Hiéroglyphes, l'enregistrement vocal et "l'Arc". Mais en voyant mon MKT recapter notre bon vieux Satellite de L'OU une seule me paraissait vraiment importante:

"Ici Goï Ran, nous sommes sur Kiéto, vous me recevez?"



Affaire à suivre.


Dernière édition par Goï Ran le Jeu 9 Mar - 21:58, édité 2 fois

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Re: Rapport de mission : Poseïdon.

Message par Jody Renfield le Lun 13 Fév - 23:11

Ici Jody Renfield, je m’apprête à écrire l’un des rapports les plus pessimistes depuis le début de notre mission et j’en suis désolée.

En mémoire de Jiim Doka, pilote du neuvième libérateur de l’épée. Tombé au combat.

Commençons par le début, nous nous somme retrouvés à Kiéto, ville Abyssale tout ce qui a de plus normal. Nous avions à l’idée de retourner à Hélios le plus vite possible mais avant tout il fallait établir un contact avec le 9ème libérateur afin de prévenir de notre arrivée et de notre état. Nous étions tous épuisés par les récents événements et nous souhaitions passer inaperçus, c’est dans cette optique que nous entamions le chemin retour en navette sous-marine. Arrivés à Hélios nous avons été pris en charge de suite par les équipes médicales de l’hôpital militaire. Il m’a fallu deux bonnes semaines pour m’en remettre, Goï a était le plus tenace en sortant au bout d’une seule petite semaine, Valil a pu partir quelques jours après moi mais Lars, Orgoloth, Surtam et Neuf ont eu besoins d’un mois entier pour retrouver leurs forces. Tout me semblait beaucoup trop calme si vous voulez mon avis. Le commandant nous convoqua tous une première fois afin de nous informer de la pose prochaine de puces afin de faciliter nos missions, je m’explique, ces puces servent en fait de « convertisseur » d’air afin que chacun puisse respirer en toute liberté qu’elle que soit l’atmosphère. Une bonne chose me direz-vous, oui si l’on en croît l’OU, non de notre point de vue. Finalement on ne sait pas très bien ce que c’est, juste que tous les membres de l’épée en sont désormais équipés.

Notre petite semaine de liberté tourna court, une alarme stridente ce mit à retentir seulement quelque jours après notre implantation. Les panneaux d’affichages ainsi que nos MKT devenaient fous « rappel immédiat de toutes les unités », « RDV de suite au QG – Commandant Naaman ». Toute cette agitation ne présageait rien de bon, tout était beaucoup trop calme depuis un moment. C’est de la bouche du commandant que nous avons appris la nouvelle. Paramon a déclaré la guerre a l’OU et a déjà attaqué plusieurs planète : Barkana, Tilius, Melimgard, Fronte, Glee Anselm, Titania, La Terre et Kaléa. Comment décrire tous ce que chacun d’entre nous ressent à cet instant précis ? Nous étions tous atterrés, comment imaginer nos planètes natales, leurs capitales et nos semblables assiégés par une force qu’on ne croyait pas assez puissance ni assez entreprenante pour oser le faire.

Paramon venait de rompre des siècles de prospérité.  

Des explosions retentirent à l’extérieur du bâtiment, le dôme qui protégait la ville était assaillie de toutes parts par les assauts des vaisseaux de Paramon. L’équipage du 9eme et moi-même avons était assignés à la défense du quartier général militaire de Poséidon avec d’autres forces de la ville, 539 Hommes au total. Le reste des effectifs, 900 soldats, ont eux été affecté à la défense de la ville. Ils étaient en première ligne, une mission suicide en quelque sorte. Revue des troupes avant l’assaut : 1439 soldats, 87 officiers et 2 amiraux (Naaman et Kerl).

Ce combat était perdu d’avance mais les ordres sont les ordres et nous nous sommes placés comme de parfait petit soldat au sommet du mur d’enceinte du QG. Lars avait été mis un peu en recul, au-dessus de nous avec les autres snipers mais placé ainsi nous nous voyions tous. Les mains serrées autour de nos armes, la tête pleine de supposition quant à l’arrivée de l’ennemie nous attendions sans vraiment savoir comment nous préparer. Goï trépignait d’impatience prêt à en découdre,  Orgoloth semblait concentré, Valil était surement le seul Albéen à s’être jamais aventuré sur Poséidon en tenant une arme dans les mains et jouait son rôle à merveille. Je suis persuadée que Lars avait le sourire aux lèvres derrière sa lunette, je n’ai aucune idée de qui peut bien être Neuf mais il ne semble pas prendre conscience de ce qu’il se passe dans l’univers à l’heure actuel. J’avais Brim, Jiim et Milga dans le coin de l’œil, heureuse qu’on soit au complet.

Le bruit du silence résonnait dans la cité, le calme avant le cataclysme annoncé. Puis d’un seul coup les premières balles fusèrent, ricochant sur le mur d’enceinte, les explosions sur le dôme devenaient de plus en plus intenses et faisaient trembler les bâtiments tout autour de notre positon.  Les premières odeurs de chaires brûlées et de poudre me parvenaient au nez quand enfin on eut ordre de tirer comme bon nous semble. C’était facile au début, des milliers de combattants de gros gabarits, nous faisions beaucoup de victimes parmi les Hommes de Paramon et nous ne déplorions que peu de perte. Mais très vite pourtant cela devint compliqué pour nous, le flot continus d’ennemis ne pouvait être maitrisé, nous étions trop peu nombreux pour cette bataille.

La première annonce fut faite, MELIMGARD était tombée aux mains de Paramon.

L’ordre de replis ne se fit pas attendre, nous étions désormais sur l’enceinte interne du QG, certains de mes camarades étaient blésés et pris en charge par des équipes médicales mobiles. Nous n’avons pas combattu longtemps, un éboulement eu raison de notre position, Orgoloth, Valil, Lars et moi étions au sol, bien plus amochés que ce que pouvait gérer les EMM Abyssale. Le deuxième ordre sonna comme une première défaite : replis immédiat dans le hangar situé derrière nous. Seulement Goï, Surtam, Naaman et Brim restaient debout, j’aperçus le corps inanimé de Jiim au sol. C’était trop tard pour lui.  Mon bras me faisait souffrir mais comment se résigner à penser à soi quand vos compagnons se font décimer. J’entendis Goï crier au commandant de partir, qu’on allait tous y rester si on restait là.

La deuxième annonce fut faite, GLEE ANSELM était tombée aux mains de Paramon.  

L’ordre fut une libération «On monte dans le libérateur», je savais que cela serait un déchirement pour Surtam, je ne peux imaginer la souffrance de laisser sa patrie dans un bordel pareil, mais les ordres sont des ordres et après avoir hissé tout le monde à son bord le libérateur décolla.

Pas besoins d’annonce, POSEIDON était tombée aux mains de Paramon.

Le vaisseau fut suivit par deux chasseurs, Goï et Surtam n’eut aucun mal à nous en débarrasser mais le 9eme libérateur avait subis de lourds dégâts quand il sorti de l’eau. Revue des troupes après l’assaut : 32 survivants. Personne ne parlait dans le vaisseau, trop concentrés à rester en vie. Lars gisait sur le sol et je ne pouvais rien faire pour lui. Si seulement le vaisseau avait été stable, si seulement j’avais pu bouger.

La quatrième annonce fut faite, TITANIA était tombée aux mains de Paramon.

Orgoloth devint glaciale, fermé et recroquevillé sur un siège du poste de pilotage. Je n’aurais jamais cru que les Drakéides tomberaient, car oui je suis sûr qu’ils n’ont pas cédaient sous la menace. Le vaisseau trembla de nouveau, sur les écrans je pu distinguer 4 chasseurs cette fois, ils tiraient sans relâche sur le libérateur espérant surement que l’on explose en plein vol. L’appareil vibrait de tous les côtés, tanguant de droite à gauche au rythme des salves, une épaisse fumée noire tout autour de lui et une odeur de métal chaud dans son habitacle. J’entendis vaguement Milga parler de portail et dire que le vaisseau ne le supporterait pas, elle criait à Zafer tout un tas de chose et lui en retour donnait des ordres comme à son habitude. Le vaisseau piquait du nez, prenait de la vitesse, nous étions tous pris au piège dans cette immense cage d’acier.

Le crash fut plus doux que ce à quoi je m’étais préparée, quand je dis doux n’imaginez pas un atterrissage d’avion, sur une piste lisse sans même que les passagers ne s’en rendent compte. Nous nous sommes écrasés et le vaisseau en feu était éventré sur une planète que nos MKT ne reconnaissaient pas. XGRT-76-533 pour être plus précise, planète non-reconnus voisine de Poséidon. Une grande étendu de ce qui s’apparente à du sable très fin ou de la poussière beige, ici et là de grandes roches nous rappelaient que la nature domine les lieux. Aucune population ne semble vivre dans la zone de notre crash mais de nombreux animaux peuplent ce nouveau monde. Tout ce que je sais de plus c’est que l’atmosphère était brûlante, près de 70°C et la nuit dure environ 18h.

Une fois le premier contact établis avec notre environnement nous nous sommes attelés à la tâche : Surtam, Zafer, Goï et moi nous construisions un campement, Neuf, Brim et Valil quant à eux s’occupaient de prévenir les secours à l’aide d’une antenne artisanal. Lars était toujours très mal. Au bout d’un certain temps (ne me demandez plus les heures à partir de maintenant, ma notion du temps a été quelque peu altérée par les événements.) l’équipe de l’antenne nous rapporta de bonnes nouvelles, les secours serraient là dans environ 38H. Je me décidais enfin à opérer Lars qui en avait grandement besoins, pourquoi ne pas le faire avant me direz-vous ? Par peur de faire plus de mal, par incapacité à me remettre des événements surement. La nuit tomba rapidement, il nous restait 36h à attendre dans la poussière, luttant chacun à notre façons contre le chaud, le froid, la mort, l’ennuie. Le moral des troupes était au plus bas, je les sentais à la fois fébrile et anéantie, même le feu qui brûlait en devenais pathétique tellement l’atmosphère était lourde. Orgoloth pris 10h de garde sans rien dire, sans broncher, refusant catégoriquement de dormir. Goï pris les quatre premières avec lui, drôle de duo mais j’étais rassurée qu’il soit ensemble finalement.  J’ai pris les quatre suivante avec Orgoloth, bien-sûr pas un mot, puis j’ai réveillée Neuf. Aucune idée de ce qu’il a bien pu se passer ensuite j’étais plongée dans un demis sommeil très agité, celui qui vous donne l’impression d’avoir couru un marathon.

Le jour se leva après 18h de nuit, une éternité pour moi qui suis habituée au rythme 12/12. Il nous restait environ 10h à attendre et tous les membres du 9eme (si on peut encore nous appeler comme ça vu l’état du dit 9eme libérateur) étaient mutiques. Je vis Goï se lever et faire signe à Orgoloth d’aller au vaisseau chercher du ravitaillement, il ne revint qu’après de longues heures, de longues heures d’angoisse finalement. Zafer et Surtam parlaient entre eux, faisant des tours de campement, s’éloignant de quelques dizaines de mètres, tuant le temps pour ne pas prendre racine.

Enfin la délivrance, après 37h et 24minutes le vaisseau Jekins arrivait enfin. A bout de force, exténués physiquement mais surtout moralement nous nous sommes traînés jusqu’au vaisseau.

La cinquième annonce résonna à nos oreilles comme le point de trop, TILIUS était tombée depuis quelques heures aux mains de Paramon.

Tous mes camarades sont en cocons de soins au moment même où j’écris ce rapport. Cinq planètes sont tombées ces dernières heures : Melimgard, Glee Anselm, Poseidon, Titania et Tilius. Paramon n’a pas pris n’importe lesquels car trois d’entres elles produisent des métaux rares, Tilius - Éléne (compossant des armes uniques), Titania – Filen (construction d’armes, de costumes spatiaux, de vaisseaux) Poseidon – Kairou (vaisseaux).

C’était une mission éprouvante pour chacun d’entre nous, je suis fière de chacun de mes coéquipiers et de leur force. Maintenant je vais entrer dans mon cocon car finalement la guerre a commencée et il nous faudra être prêt.

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