Naufrage

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Naufrage

Message par Jody Renfield le Lun 27 Fév - 22:43

Le soleil brillait, l’air était frais, la ville rapide, beaucoup trop rapide pour mes yeux encore embués de mon passage en caisson de soins. Le bras en écharpe je battais le pavé depuis presque trois jours ne rentrant à la base que pour dormir. Plus rien n’avais d’importance, plus rien ne m’appartenais, je n’avais plus rien.

« Cher Ely, tout va bien ici. Je ne suis pas sûr d’avoir le droit de te dire ou je me trouve mais je suis en sécurité. Je suis désolée de ne pas avoir donnée de mes nouvelles depuis que je suis parti précipitamment de la Terre il y a quelques mois. J’ai souvent voulu te contacter mais je ne savais pas trop comment me faire pardonner d’être partie si vite mais tu peux comprendre ça.
Je ne changerais ma vie pour rien au monde, je vais bien et j’ai rencontrée des personnes formidables. Je fais en sorte de ne pas trop morfler et j’espère que toi aussi car je ne voudrais pas retrouver mon frère au fond d’un trou en rentrant à la maison. Épargnes maman et papa et ne leur dis pas que je t’ai envoyé des nouvelles, dis à Aélis que je l’aime et qu’elle me manque si tu la croise en rentrant. Je t’aime et tu me manques beaucoup plus que ce que je veux bien l’admettre. Jody. »

*Échec d’envoi*

La jeune femme avait tapée le message rapidement, comme si les mots étaient devenus automatique. Un échec d’envois de plus, une routine depuis qu’elle était sur Jekalia. Elle savait que l’affrontement de l’OU et Paramon ni était pas pour rien mais elle préférait se dire que tout allait, que la Terre allait bien vu qu’elle n’avait pas entendu le contraire. De temps en temps elle passait devant les écrans géants d'une des places de Jekalia, on y relayait les derniers clips musicaux d’un énième groupe Jekins en boucle et quelques nouvelles du monde. Entre Kyl Moha et Dassone le présentateur tiré à quatre épingles rassurait la population : «Le discourt de Lett Calrizon résonne encore à nos oreille comme la promesse d’un jour… » .
Elle faisait presque tache à regarder avec attention le présentateur, personne ne l’écoutait vraiment, les gens ne faisaient que passer sur la place monumentale et elle, elle restait plantée la pendant de longues minutes espérant que quelque chose d’intéressant serrait révélait au grand jour.


La foule était dense et je sentais  les odeurs de chaque personne passant à ma hauteur, respirant à pleines narines pour rester calme. Nous n’avions plus besoins de casque depuis que les membres de l’épée avaient étés équipés de la petite puce. Machinalement et peut être un peu nerveusement je ne pouvais m’empêcher d’appuyer sur la minuscule plaque insérée au niveau de mon sternum car tant qu’elle est en place tout allait bien.

Jody marchait toujours au hasard, regardant avec attention ses pieds et se cognant même à quelques passants pressés et désagréables. Les horaires étaient difficiles à évaluer sur Jekalia mais d’après les nombreux affichages on venait de rentrait dans la 10heures de jour quand l’humaine se décida enfin à regarder où elle se trouvait. Elle leva les yeux et rentra dans l’immense building en face d’elle.
Le bâtiment était tout en verre, aussi transparent que l’eau et aussi lumineux qu’une nuée d’étoile. Le hall était grand et luxueux, elle s’approcha du comptoir en marbre et tapa sur la petite sonnette.

IA : - Bonjour et bienvenus, veillez sélectionner votre activité … Très bon choix Mademoiselle Renfield. Veillez suivre les flèches lumineuses sur votre droite jusqu’à la porte N5. Profitez au mieux de votre balade.

Je n’avais jamais fait ca auparavant et pour une fois j’étais contente d’être seule quand j’ouvris la porte N5. Devant moi ce dressait une immense clairière verdoyante où l’herbe grasse était battu par une agréable brise d’été. Je ne tardai pas à enlever mes lourdes rangers et à défaire l’écharpe qui me servait de garde-fou. Désormais libre de toutes contraintes je me sentais enfin comme à la maison. La douce odeur du gazon fraîchement coupé m’enivrait, la sensation de liberté était total quand je m’adossai au seule rochet de la salle de réalité augmentée. Je ne m’attendais pas à ce que cela soit si réel, qu’ils arrivent à recréer si précisément la clairière de mon enfance. Au loin on entendait un petit ruisseau, invisible et surement factice comme tout ce qui m’entourait mais je ne préfère pas y penser.  Tout y était et je m’attendais à voir surgir mon frère à chaque seconde avec son blaster à eau. Le bruit du vent me bercer et je m’acquittais de mon premier moment de détente depuis de long mois. Je mettais assoupis sous le soleil de la clairière quand mon MKT vibra avec beaucoup trop de puissance.

La vibration sorti Jody de sa torpeur, l’humaine semblait fortement agacée par cet instrument de malheur fixé à son bras. « Rappelle de votre rendez-vous, service communication au 2-3-5-1 dans 2h ». La jeune femme se releva avec difficulté et remis ses chaussures à contre cœur. La zone 2 était loin d’ici, trop loin pour perdre une minute de plus même si elle avait grandement besoins de plus de temps dans la salle de réalité augmentée.
Elle sorti par la même porte et repassa devant l’IA.


IA :- En espérant que votre balade sur Terre ait été reposante mademoiselle Renfield, à bientôt.

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Re: Naufrage

Message par Jody Renfield le Lun 6 Mar - 13:56

12ème heure du jour.

La douceur du hall s’évanouie laissant place à l’immensité de la ville. Jody marchait lentement toujours envahie de la sérénité de la salle de réalité augmentée. C’était si réel, si beau, si calme. Jekalia était une ville fascinante, les rues étaient entièrement piétonnes, les routes étaient sur le plan inferieur, les navettes au-dessus de nos têtes semblaient invisibles. L’agitation ambiante laissait présager les changements de services et l’évanouissement du jour quand Jody entra dans la station de NURJ (Navettes Ultras Rapides de Jekalia). Une foule compacte s’était massée sur le quai gris.

*Je m’appelle Jody Renfield, je suis médecin au sein du 9ème libérateur de l’épée, je suis humaine.*
Je portais mes vêtements d’entrainement, t-shirt blanc flanquée du logo de l’OU et un treillis kaki, je ne mettais pas aperçue du ridicule de ma tenue avant de voir tous ces regards tournés vers moi dans la rame surchargée, à croire qu’ils n’avaient jamais vu de soldat. J’entrepris d’ignorer royalement cette situation quelque peu gênante, peut-être n’était-ce que mon imagination finalement.

Le trajet fut long pour la médecin. Quand elle sortit enfin du NURJ le décor était radicalement différent. La zone 2 ressemblait au livre d’histoire Jekins, les immeubles semblant sortir d’un autre temps étaient richement ornés de gravures et de colonnes typiques de l’ancien Jékalia. Les passants, essentiellement des Jekins, paraissaient plus qu’occupés. Le quartier était cossu et sélectif sans aucun doute. Rien n’était pareil, une accalmie au milieu de l’infinité urbaine de la planète, les rues pavées étaient calmes et sécurisantes. D’agréables effluves remplissaient le quartier, les parterres de fleurs étaient impeccablement organisés et débordés d’espèces plus exotiques les unes que les autres.

2-3-5-1, zone 2, quartier 3, rue 5, immeuble 1.

Je n’avais aucune idée d’où j’allais, rien n’était indiqué et mon seul point de repère était la petite carte de mon MKT. D’après lui si je continuais à marcher à la même allure je serais au service communication dans exactement 6minutes 28secondes. Ridiculement précis comme truc, comment pouvait on confier notre vie et notre temps à cette machine. Je passais devant des restaurants de toutes cultures, quelques bars où jamais je n’entrerais au vue de mon accoutrement, je résistais à me perdre dans le gigantesque centre commercial et je continuerais en vers et contre tout à marcher comme si rien n’existait autour de moi. Il faisait chaud, une chaleur sèche et plaisante.

*BIP*

L’humaine regarda son MKT qui lui indiquait qu’elle était enfin arrivée, pile à l’heure pour son entrevue. Elle entra dans un bâtiment d’allure officielle et se retrouva dans un sas de sécurité.

IA : - Veuillez décliner votre identité et l’objet de votre visite.

Jody : - Renfield Jody, rendez-vous au service de communication interplanétaire.

IA : - Recherche du dossier en cours, veuillez patienter….. Mademoiselle Renfield, notre hôtesse d’accueil vous attend dans le box 009.  

Elle avait déclinée son identité à des centaines de reprises au cours de sa vie, pourtant celle-ci résonna comme une victoire, comme si son inconscient s’était préparé à ne plus jamais le faire.
Le hall d’accueil était méthodiquement organisé, une dizaine de Jekins étaient assis derrière autant de vitres dans de petits box, en face une galerie de chaises attendaient les visiteurs. La pièce était en demi-cercle et entièrement vitrée laissant entrer la lumière artificielle de la ville et le charmant panorama de la deuxième zone de Jekalia. Le sol, les murs, les vitres, les box, les employés, tout étaient impeccablement placés, immaculés, millimétrés.


Je me rendis - presque honteuse de ne pas être autant présentable que les lieux- jusqu’au box 009.  Une jekins au sourire carton-pâte m’accueillie avec fermeté.

Hôtesse : - Bonjour mademoiselle Renfield, je vais avoir besoin de votre n° d’identification militaire humain, de votre fonction et de la raison de votre venue à Jekalia et dans notre service. Ces nouvelles mesures de sécurité font suite aux récents événements.

La jekins avait parlé machinalement avec un soupçon d’agacement, combien de fois avait-elle répété cette phrase depuis la mise en œuvre desdites mesures ? Sûrement beaucoup trop.

Jody : - 78.12.27.MM, médecin au sein de l’épée, en permission. Je viens pour rencontrer le superviseur des communications interplanétaires au sujet des communications civiles entre Jekalia et la Terre. Mais vous le saviez déjà car à peine entrée dans le bâtiment j’ai été scannée et retrouvée dans vos bases de données, sinon je n’aurais pas été admise ici. Mme…. Ghyu.

Hôtesse : - Je ne vous en demande pas tant et je ne suis pas là pour répondre de nos mesures, si vous êtes mécontente de nos services la porte vous est grande ouverte. Le superviseur vous réserva dans son bureau, 16ème étage, bureau 23. L’ascenseur est derrière moi, passez par votre gauche pour y accéder. Au revoir mademoiselle Renfield.

Jody : - Merci.

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Re: Naufrage

Message par Jody Renfield le Ven 10 Mar - 0:19

L’escalier monumental me faisait face, m’attirant inexorablement vers lui. Une marche, puis deux, puis le retour à la réalité : j’avais 16 étages à gravir. En tenus d’entrainement cela n’aurais pas dû me poser de problèmes, mais alors comment expliquez-vous qu’arrivée au premier palier j’abandonne mon ascension pour le confort d’une cage en métal. L’ascenseur m’attendait déjà, porte ouverte et étage prés programmé ; une douce musique humaine soufflait dans mes oreilles quand j’eu passée le rail. Essoufflée et oppressée dans la petite cabine doublée en velours je suffoquai dès que la cage se referma sans bruit.

La geôle montait à une allure folle, si bien qu’en seulement quelques secondes la remontée s’acheva par une voix mécanique interrompant l’affolement de Jody :

IA : - 16ème étage, le bureau 23 est à votre gauche en sortant de l’ascenseur.

Le couloir semblait infini, la moquette ouvragée au sol absorbait le lourd bruit des pas du soldat qui le remontait. De par est d’autre des bureaux vitrés laissaient pour certains découvrir leur occupant, pour d’autres,  totalement opaques, nous ne pouvions que les imaginer en plein travail. L’inévitable balade jusqu’au fameux bureau fut interminable, Jody croisa bon nombre d’employé qui s’empressaient de tourner la tête à son passage ou la toisait avant de reprendre leurs conversations animées.

La porte était en bois sculpté, la plus belle que j’avais vue dans le service. On n’avait donc refilé mon dossier au chef d’orchestre de la communication.  «Veillez-vous identifier sur le pad, un agent viendra vous chercher dans quelques instants». L’avantage avec les MKT militaire c’est qu’ils vous permettent de décliner votre identité par seul mise en relation avec les pads de sécurités de niveau 1. Faible consolation pour l’obligation de le porter en permanence.

Voix masculine : - Mademoiselle Renfield, Monsieur Falcyr, superviseur des communications interplanétaires va vous recevoir. Veillez entrer.

Un léger cliquetis signala à l’humaine que la porte était déverrouillée. Elle entra et découvrit une vaste verrière en décalage total avec le couloir qu’elle venait de quitter. Deux immenses bibliothèques étaient comme posé contre l’un des murs, devant elle se dessinait un massif bureau en bois ciré typiquement humain, tout cela lui rappeler avec beaucoup trop de détails les administrations terriennes.

Superviseur : - Ma décoration vous plait-elle ? Je me suis inspiré des humains pour la créer, cela fait toujours son petit effet. Bonjour mademoiselle, docteur, Renfield.

Jody : - Ce serra mademoiselle.

Le superviseur avait l’air beaucoup trop parfait, beaucoup trop aimable avec moi. Il m’invita à m’asseoir et j’eus tout le loisir d’observer son bureau plus en détails. Une photo animée de sa femme sur la droite, un écriteau « Mr.Falcyr, superviseur des communications interplanétaires entre Jekalia et la Terre », un ordinateur holographique, tout un tas de papiers et de dossier. Restons calme.

Jody : - Je viens aujourd’hui en tant qu’utilisatrice du réseau de communication entre Jekalia et la Terre, une utilisatrice très mécontente du système et en manque d’information pour tout vous dire.

Superviseur : - Je ne vois pas en quoi notre service aurait besoins de vos remarques mais faite, j’ai quelques minutes à vous accorder.

Jody : - Vous imaginez bien que si j’ai pris rendez-vous c’est pour avoir des réponses monsieur Falcyr. Pour tout vous dire je suis rentrée de missions il y a peu et j’espérais pouvoir contacter la Terre mais imaginez ma surprise quand mon MKT, qui est pourtant un outil militaire rappelons le, n’a pas réussis, même après plusieurs essaies, à envoyer le dit message. Si le destinataire du message n’avait pas était lui aussi équipé d’un MKT je n’aurais pas trouvé ça étrange mais croyez-le ou non, mon message envoyer depuis un appareil similaire à celui qui devait le recevoir n’est jamais parti.

Superviseur : - Je ne comprends pas trop votre problème, êtes vous sûr que le MKT récepteur est toujours en fonctionnement ? Il arrive que les destinataires ne soit plus en capacité de recevoir quoi que ce soit, les MKT sont alors désactivé à distance, détruit ou tout simplement réaffectés.

Jody :- Où voulez-vous en venir ? OÙ VOULEZ VOUS EN VENIR ?

Superviseur : - Il va falloir descendre d’un ton avec moi, je ne suis là que pour vous amener des réponses. Et même si elles sont quelque peut difficile à entendre il faut les prendre en considération. Dans le meilleur des cas le MKT a était détruit et remplacé récemment et il se peut que vous n’ayez pas était averti dû aux dramatiques événements entre l’OU et Paramon. Dans le pire des…

Jody : - Dite le, allez jusqu’au bout de votre pensée !

Superviseur : - Dans le pire des cas, le propriétaire du MKT récepteur est mort et son appareil à était désactivé à distance car le corps n’a pu être retrouvé. Pas besoins de moi pour le savoir, vous devez être une personne intelligente Docteur, vous connaissez les signes.

L’humaine était debout, les deux mains sur le bureau. Ce fut l’écriteau ridicule qui vola en premier, puis la photo animé alla se briser contre un pan de la verrière et les pilles parfaitement rangées volèrent au-dessus du bureau

Jody : - Je vous interdis de parler en mon nom, vous êtes la tranquillement assis derrière votre bureau avec votre décoration ridicule à tirer les ficelles du système. Comment pouvez-vous vous regarder dans une glace le soir, regarder votre fils dans les yeux en sachant combien d’homme son mort pour protéger votre petit confort ? Dite moi monsieur le superviseur, comment pouvez-vous parler de tout ca sans connaitre l’odeur du champ de bataille, sans connaitre la chaleur d’un cockpit et son silence avant l’assaut. Comment, protégé dans votre dôme pouvez-vous stipuler sur la mort d’un soldat quelque part dans l’univers. Mais bien sûr, vous vous octroyez un droit qui n’est pas le vôtre car vous avez un joli bureau dans les beaux quartiers de Jekalia, sortez de votre bulle superviseur, vous êtes de la poudre aux yeux.

La chaise était renversée et l’humaine avait avancé son corps au-dessus du bureau, elle tenait le jekins par le col criant ses paroles au plus proche du superviseur. Ses yeux étaient remplis de rage, sa main effleurant sa ceinture cherchait de quoi mettre une balle entre les deux yeux de l’homme en face d’elle. Toute sa colère, toute son incompréhension et toute sa rancœur avaient trouvées leur cible. Le Jekins, hébété la regardait avec calme, il avait vu les agents de sécurités entrer sans bruit dans le bureau suite à son appel de détresse, il savait que la jeune femme devant lui n’était plus une menace maintenant.

Tomber de rideau.

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Re: Naufrage

Message par Jody Renfield le Jeu 16 Mar - 19:12

… : - Vous ne pensez pas que mettre 4g à un petit gabarit c’était exagéré ?

… : - Petite, petite, mesurez vos mots Gall. Elle avait l’air beaucoup moins sympathique toute à l’heure avec le superviseur d’après ce que ma dit le chef de la sécurité.

Gall : - On ne pourrait pas au moins lui défaire les menottes ? Regardez-la, c’est pitoyable. J’ai lu dans son dossier qu’elle est médecin dans l’équipage du neuvième libérateur… Oui je sais mais je trouve juste ca triste.

… : - Quand vous aurez fini de prendre en pitié chaque femme qui passe par la case interrogatoire peut être que vous deviendrez un bon flic.

Un gout amer dans la bouche, une vive douleur aus cervicales et une odeur métallique emplie mon corps. J’ouvris lentement les yeux, je savais où je me trouvais. La question était plutôt de savoir depuis quand j’étais assise sur cette chaise, menottée à la table, inconsciente.

La salle était petite, les murs ainsi que le sol entièrement gris étaient surmontés d’un plafond lumineux agressant les pupilles de l’humaine. La seule échappatoire était une porte en métal à sa droite, elle remarqua vite qu’il n’y avait ni poignée ni pad pour l’actionner. En face, elle soupçonnait le mur de cacher le bureau des inspecteurs qui allaient l’interroger. La pièce était froide, Jody seulement vêtue de son t-shirt d’entrainement et d’un treillis frissonnait déjà. L’acier autour de ses poignets lui mordait la peau, les menottes se resserrant inexorablement autour de ses articulations douloureuses au moindre mouvement. D’un coup sec, qui résonna comme une détonation, la porte s’ouvrit laissant le champ libre à un Jekins et un Galéen  en uniforme.

Jody : - Combien pour me mettre dans cet état ?

Jekins : - Je vous écoute.

Jody : - Je n’ai rien à dire.

Jekins : - Vous êtes une bien curieuse personne mademoiselle Renfield. Vos états de services sont parfaits, propre, un peu trop peut-êt…

L’humaine le coupa froidement.

Jody : - Suis-je ici pour défendre mon travail ou allez-vous me remettre au pas ?

Le Galéen me regardait avec pitié, droite comme un i sur ma chaise je le toisais avec insistance. Mal à l’aise il tourna les yeux et l’espace d’une seconde je me senti beaucoup plus forte que ce que ma position me le permettait. Le jekins l’avait remarqué quand il reprit la parole :

Jekins : - Passons les détails, nous savons tous le deux que vous avez agressée le superviseur.  Vous serrez contente d’apprendre qu’il ne déposera pas de recourt contre vous. Mais Docteur, sincèrement, pensez-vous vraiment que votre position au sein de l’armée vous autorise à faire ce genre de chose ? Vous êtes une femme intelligente et surement pleine de ressources ; allez frapper dans un sac si vous n’arrivez pas à vous canaliser. Surtout que le superviseur nous a mis au courant de ce qui vous a mis dans un tel état, et il n’y avait vraiment pas de raisons.

Jody : - Est-il vivant ?

Jekins : - Le superviseur ? … Ah vous parlez de votre frère ? Oui, oui bien sûr, en mission externe depuis plusieurs semaines.

*Tu es vraiment folle Jo, forcément qu’il est vivant – Tais-toi.*

Jody : - Toute cette histoire n’a pas besoins de se retrouver dans mon dossier me semble-t-il ?

Jekins : (avec un sourire) – Mademoiselle Renfield, cela n’est pas de mon ressort vous l’imaginez bien. Cela sera transmis à votre supérieur par pur excès de zèle. J’ai des choses beaucoup plus importantes à faire que de m’occuper des petits problèmes existentiels d’une humaine.

L’échange n’avait pas duré plus de 10minutes. Le Jekins tourna les talons sans même regarder l’humaine et sortit de la pièce, laissant Jody seule avec le Galéen.

Jody : – Vous pourriez me détacher les mains, je voudrais partir maintenant. Pas que votre compagnie me soit déplaisante mais, j’ai des choses beaucoup ….

Elle se ravisa. Avait-elle vraiment besoins d‘être accusée d’outrage à agent ?

Jody : - S’il vous plaît enlevez-moi ça.

Galéen : - Vous n’avait pas le droit de partir seule, je vous donne un ER pour joindre quelqu’un qui pourra venir signer.

Jody : - Je n’ai personne ici, je vais signer moi-même.

Galéen : - Ce n’était pas une question, je vous laisse prévenir un de vos camarades.

C’est avec une mine déconfite que l’humaine se retrouva de nouveau seule dans la petite pièce ; sur le bureau un ER tubulaire à commande vocal était activé. Les mains toujours attachées Jody pris une grande inspiration.

Jody : - Jody Renfield pour « base militaire de Jekalia, quartier de l’équipage du neuvième libérateur»

*Aller, aller, décrochez. – A qui tu parles ? Personne ne viendra te chercher Jo, personne ne répondra. Pourtant ils sont tous à la base à cette heure-ci. – Va te faire foutre.*

…. : - Doc ?

Une voix masculine sortie de l’ER, Jody aurait reconnu cette voix entre mille.

Jody : - Lars ? J’aurais besoins que tu viennes me chercher à l’adresse de l’appel, s’il te plaît ne pose pas de questions. J’ai vraiment besoins de toi.

Lars : - Je m’habille et j’arrive, bouge p.. Enfin j’arrive.

Jody : - Merci. Terminée.

Soulagement, voilà la première émotion qui me vint. Premièrement personne n’était mort, deuxièmement cette journée cauchemar était sur le point de se terminer. Mon corps n’avait pas encore totalement éliminé les calmants, je me sentais vaseuse et incapable de me lever. Est-ce que tout ça était vraiment arrivé ? Comment en si peu de temps tout avait pu devenir si catastrophique ? Je me suis peut être laissée emporter par tout ça.

L’humaine fondit silencieusement en larmes.

IA : - Attention, vos menottes magnétiques vont être désactivées. Ne vous levez pas sans en avoir eu l’autorisation. *clic* Vous pouvez vous levez.

Elle resta en position fœtal pendant un temps infini, seule, les yeux rouges, elle attendait que son chaperon vienne signer sa sortir. Lars était un jeune homme bien singulier, du haut de sa vingtaine d’année il était surement plus mature qu’un grand nombre d’autres soldats de même grade.

*Il ne viendra pas – Qui es-tu pour seulement imaginer qu’on m’abandonne ici ? – Je suis toi Jo.*

La porte s’ouvrit, m’arrachant à mon combat mental. Dans l’encadrement il me souriait.

Lars : - On rentre.

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Re: Naufrage

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